Principaux acteurs de la Croisade albigeoise

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- Équipement de chevalier médiéval (photographie : Nadine Doerlé, Pixabay) -

Présentation rapide de quelques personnages importants sur la scène médiévale du Languedoc cathare et de la Croisade : Bernard de Clairvaux (Saint Bernard), Dominique (Saint Dominique) Esclarmonde de Foix, Innocent III, Pierre II d'Aragon, Raymond VI de Toulouse, Simon de Montfort, Trencavel...

Alain de Roucy

Lieutenant de Simon de Montfort, il devient seigneur du château de Termes et des possessions associées en 1215.

L'"héritage" contenait aussi des contentieux historiques, en particulier avec l'abbaye de Lagrasse (notamment les revenus de possessions usurpées par les seigneurs de Termes, comme celles du château de Padern ; ou des châteaux et villages, comme Durfort,Tuchan, Vignevielle, Paziols, ...)

Alphonse Ier Jourdain

Fils de Raymond IV de Toulouse, né en Terre sainte en 1103 et baptisé dans le Jourdain (d'où son surnom), devint comte de Toulouse après le départ de son frère aîné, Bertrand, pour la Terre sainte. En 1114, son oncle par alliance, Guillaume IX, duc d'Aquitaine, s'empara du Toulousain. Alphonse Jourdain l'en délogea en 1119 et rétablit l'intégralité de son comté en 1123. Il obtint, en 1125, de Raymond Béranger Ier, comte de Provence, un traité partageant la Provence. Il reçut pour sa part le territoire situé au nord de la basse Durance et sur la rive droite du Rhône (dont Beaucaire et Valabrègue). Bien qu'excommunié par deux fois en raison de ses différends avec le clergé, il prit la croix à Vézelay en 1146 et mourut empoisonné en 1148 par Mélisende, mère de Beaudouin III de Jérusalem. Il avait fondé la ville de Montauban en 1144.

Amaury de Montfort

Fils aîné de Simon de Montfort, hérita du comté de Toulouse en 1218, mais ne put soutenir la lutte contre Raymond VII et céda ses droits au roi de France. Il reçut le titre de connétable en 1231 et partit pour la Terre sainte en 1239. Capturé par les musulmans, il mourut pendant son voyage de retour en 1241. Son frère Simon s'établit en Angleterre en 1230, se fit confirmer son titre de comte de Leicester par Henri III dont il épousa la soeur. Ces faveurs ne l'empêchèrent pas de comploter contre ce roi, auquel il imposa les Provisions d'Oxford. Lors de la guerre des barons, qu'il avait largement suscité, il combattit d'abord victorieusement Henri III mais fut finalement vaincu par les troupes royalistes et périt à la bataille d'Evesham en 1260. Les Anglais le vénérèrent comme un martyr : il avait en effet tenté d'instaurer une véritable monarchie constitutionnelle.

Au siècle suivant, Yolande de Dreux-Montfort, veuve d'Edouard III roi d'Ecosse, et petite-fille et héritière d'Amaury de Montfort, épousa Arthur II, duc de Bretagne (1305-1312). Leur fils, Jean de Montfort, disputa la succession de Bretagne à Charles de Blois. Duc de Bretagne après le traité de Guérande (1365), il fonda la dynastie bretonne des Montfort. La célèbre duchesse Anne qui devint reine de France en épousant Charles VIII puis Louis XII, est sa descendante.

Arnaud Amaury

(† en 1225) Ancien abbé de Cîteaux, représentant d'Innocent III en Occitanie. Chef spirituel de la croisade ; archevêque et duc de Narbonne. Arnaud-Amaury illustre bien la frontière mal définie entre les pouvoirs temporel et spirituel. Sa position de duc de Narbonne, le placera souvent en position conflictuelle avec le comte de Toulouse. De ce fait, il usera et abusera de son pouvoir pour évincer ce dernier de son droit "naturel" sur la vicomté, dont le vicomte Aimery fera même allégeance. Son caractère conflictuel et ses intérêts personnels le conduiront même jusqu'à l'excommunication de Simon de Montfort !!!

La Chanson attribue à Arnaud-Amaury la phrase terrible « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ... » lors du sac de Béziers en 1209. Réelle ou non, cette citation montre le fanatisme exacerbé de certains chefs de la croisade.

Investigateur de la Conférence de Montpellier en 1224 en vue d'une réconciliation.

Bélibaste (Guillaume)

Guillaume Bélibaste, l'un des tout derniers parfaits cathares, est né à Cubières (Aude). Il s'évada de la prison de Carcassonne et se réfugia en Catalogne, à Lérida, où il vécu en fabriquant des peignes de tisserrand. Un envoyé de l'inquisition, Arnaud Sicre (un traitre) le dénicha à Morella, où il vivait avec quelques fidèles, l'attira et le fit arrêter. Il fût ramené en Août 1321 à Carcassonne, et brûlé à Villerouge Termenès.

Benoît de Termes

Frère de Raymond de Termes, Benoît est est député cathare à Montréal en <1207 où il participe à la controverse avec le clergé catholique.

Bernard de Clairvaux (Saint Bernard)

Né en 1091, mort en 1153. Issu d'une famille noble, il entre en 1112 à l'abbaye de Cîteaux, avec une trentaine de ses amis qu'il avait convertis. Il donna à cette abbaye une impulsion plus conforme à l'idéal monastique tel qu'il le concevait. Il fonda le monastère de Clairvaux, dont il devint l'abbé et dont le rayonnement dépassa bientôt celui de Cîteaux. Il sut imposer aux monastères cisterciens une Règle très stricte, basée sur la prière, la méditation, l'austérité, et entra en lutte avec Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, auquel il reprochait son luxe et ses richesses. Il contribua à faire reconnaître l'Ordre des Templiers par le pape en 1128. Sa réputation insigne le fit choisir comme arbitre dans le conflit opposant Innocent II et l'antipape Anaclet. A vézelay, en 1146, il prêcha la seconde croisade. Il exerça une très grande influence dans les milieux intellectuels de son temps et prit part à tous les combats de l'Église. Il a laissé des Sermons, des Lettres et divers traités, où la force de la pensée égale la beauté du style.

Bertrand Marty

Originaire de Tarabel (Haute-Garonne). Evêque cathare de Toulouse, il assista en 1226 au concile de Pieusse, fût élu Diacre en 1230. Successeur de Guilhabert de Castres vers 1240.

Fini sur le bûcher de Montségur en 1244 après avoir eût une action importante dans le renouveau de l'église cathare.

Blanche de Castille

Femme de Louis VIII, puis régente de France. Renforça activement l'emprise de la royauté sur le midi.

Boson, abbé d'Alet

D'un destin très particulier, Boson fut placé à la tête de l'abbaye d'Alet par Bertrand de Saissac, cathare et seigneur du château du même nom, vers1190 après avoir mis en prison Bernard de Saint-Férréol, abbé élu par la communauté et imposé des nouvelles élections en terrorisant les récalcitrants.

Il fut Dégradé en 1122, par le concile du Puy, après avoir livré l'abbaye au comte de Foix l'année précédente.

Bouchard de Marly

Proche de Simon de Montfort, il participe dès 1209 à la croisade contre les albigeois. Fait prisonnier lors du siège infructeux de Cabaret, il est libéré deux ans plus tard, lors du second siège du même château.

Chabert de Barbaira

Seigneur du château de Quéribus, une des dernières citadelles cathares, tombée en 1255.

C'est en échange de sa liberté qu'il abandonne la citadelle au roi Louis IX et au Sénéchal de Carcassonne, vraisemblablement à la suite d'une trahison de ses anciens compagnons faydits, en particulier Olivier de Termes.

Voir le dossier de Gauthier Langlois, extrait d'Olivier de Termes - « Le Cathare et le Croisé ».

Dominique (Saint Dominique)

Domingo de Guzman, castillan, né vers 1170, mort en 1221. Issu de la vieille famille espagnole des Guzman, il devint chanoine régulier du chapitre de l'évêque d'Osma, Diego d'Azevedo, en 1198. Il accompagna celui-ci dans une mission auprès du roi de France. Traversant le Languedoc (1203), il constata qu'une partie de la population avait adhéré au catharisme, analysa les causes de cette adhésion, et décida de convertir les hérétiques par l'exemple et par la parole. Il obtint de maigres succès. Cependant, en 1206, en pleine <terre cathare, il fonda le monastère de Prouille (c'était un couvent de femmes). Pendant la croisade contre les Albigeois - à laquelle il ne prit aucune part - , il tenta, au milieu de difficultés et de périls inouïs, de poursuivre ses prédications.

En 1215, il groupa quelques missionnaires qui reçurent l'appui de l'évêque de Toulouse : point de départ de l'Ordre des Frères prêcheurs. Il se rendit à Rome en 1216 et obtint d'Innocent III et d'Honorius III l'officialisation de l'Ordre. Il poursuivit ses missions en France et en Espagne jusqu'à sa mort.

Esclarmonde de Foix

Soeur de Raimond-Roger de Foix. Devenue veuve de son mari vers 1200, elle se fit parfaite en recevant le consolamentum à Fanjeaux, des mains de l'évêque Guilhabert de Castres (1204). Par la suite, elle s'installa à Pamiers, où elle mena en faveur du catharisme une très active propagande. Elle assista en 1207 au fameux colloque de Pamiers.

Elle aurait été à l'origine de la reconstruction du château de Montségur.

Foulques (Folquet de Marseille)

Ancien troubadour, abbé du Thoronet, évêque de Toulouse.

François d'Assise (Saint François d'Assise)

Né vers 1181-1182, mort en 1226. Fils d'un riche marchand de laines, il fut touché par la grâce, abandonnant ses biens et se voua à la prédication. Rejoint par onze compagnons, laïcs comme lui, il leur donna une première Règle, très simple, inspirée de l'Évangile. L'Ordre des Franciscains fut ainsi créé. Innocent III approuva cette création, non sans hésitations, en 1210. Installés à Rivotorto, les premiers Franciscains vivaient de charité, prêchaient, soignaient les malades et les lépreux, travaillaient de leurs mains. Obsédé par le désir de convertir les musulmans, saint François se rendit en Égypte, où il rejoignit l'armée des croisés (1219)). Il impressionna fortement le sultan, mais échoua dans sa mission. Revenu en Italie, il dut rédiger une nouvelle Règle qui plaçait les Franciscains sous l'autorité du Saint-Siège et les hiérarchisait, Règle qui fut approuvée en 1223 par le pape Honorius III. Dès lors, il mena une vie érémitique, reçut les stigmates en 1224 et mourut aveugle. Il fut canonisé en 1228. L'esprit franciscain représente un des grands courants de la spiritualité au Moyen Age.

Grégoire IX

Ugolin, comte de Segni (né vers 1160-1170, † en 1241). Neveu d'Innocent III, il fut successivement cardinal-diacre, cardinal-archevêque d'Ostie, puis légat pontifical en Allemagne. Elu pape en 1227, il mit en demeure l'empereur Frédéric II à partir en croisade (il lui avait donné la croix en 1220, lors de son couronnement !). Devant le refus de celui-ci, il l'excommunia. Lorsque Frédéric se décida à partir, Grégoire IX releva ses sujets de leur devoir d'obéissance et envahit la Sicile. A son retour de Terre sainte, l'empereur lui imposa la paix de San Germano (1230). Frédéric ayant envahi la Lombardie, le pape l'excommunia à nouveau (1239). Grégoire IX mourut alors que les troupes impériales assiégeaient Rome. Ami de saint François d'Assise, il ne cessa de protéger les ordre mendiants, Franciscains et Dominicains. Il canonisa François, Dominique et Antoine de Padoue. Ce fut lui qui confia les offices de l'Inquisition aux Dominicains (1232).

Guillaume de Minerve

Vicomte de la cité de Minerve durant la croisade, il perd ses terres suite au siège de 1210.

Chevalier "faidit", on le retrouvera parmis les résistants. Son fils, Guillaume V, participera à la révolte des Trencavel de 1240 puis suivra Saint-Louis en Terre Sainte.

Guillaume de Peyrepertuse

Seigneur du château de Peyrepertuse durant la croisade contre les albigeois.

Ne voulant pas faire sa soumission, il est excommunié en 1224.

Le château de Peyrepertuse devient possession française en 1240, suite à la défaite du siège de Carcassonne par Raymond Trencavel.

Guilhabert de Castres

Evêque cathare de Toulouse réfugié à Montségur où il y meurs, avant le siège de 1244. Il est le plus célèbre parfait d'Occitanie.

Ainsi que son successeur à l'évêché cathare toulousain, Bertrand Marty, son action d'inlassable voyageur dans la région, au nez et à la barbe de l'inquisition, fut un vecteur fondamental de l'extension du catharisme dans le Languedoc.

Il revit aujourd'hui sur ce site, comme guide des Terres Cathares.

Lévy (Guy de Lévis)

† 1230
Fils de Philippe, seigneur de Lévy-Saint-Nom. Maréchal de l'armée de Louis VIII durant la croisade contre les albigeois.

Au traité de Paris en 1229, il reçoit la seigneurerie de Mirepoix (voir aussi le château de Lagarde), entérinant ainsi la situation mise en oeuvre par Simon de Montfort en 1209.

Devient châtelain de Montségur suite à sa reddition en 1244.

Honorius III

Cencio Savelli, pape de 1216 à 1227. Successeur d'Innocent III, il couronna l'empereur Frédéric II et l'obligea de poursuivre l'oeuvre de son prédécesseur, arbitra la querelle entre Philippe Auguste et Jacques d'Aragon, couronna Pierre de Courtenay empereur de Constantinople, soutint contre ses barons révoltés Henri III d'Angleterre. Pour lutter contre les Albigeois, il institua l'Ordre des Frères prêcheurs ou Dominicains, celui des Franciscains et celui des Carmes. Il incita Louis VIII à combattre les Albigeois. Il est l'auteur de la Compilatio Quinta (Recueil de décrétales).

Hugues des Arcis

Sénéchal de Carcassonne, il entreprend le siège de Montségur en Mai 1243. 10 mois plus tard, Raymond de Péreille négocie sa reddition et le château devient propriété de Guy de Lévis, ancien compagnon de Simon de Montfort.

Innocent III

Lotario di Segni (1160-1216), pape de 1198 à 1216. Issu d'une famille noble, il fit ses études à Bologne puis à Paris, et acquit de solides connaissances en théologie et en droit canon. Cardinal-diacre en 1190, il fut élu pape en 1198 à la mort de Célestin III. Ayant résolument adopté les concepts théocratiques de Grégoire VII, il les mit sans attendre en application. il imposa sa suzeraineté à la veuve de l'empereur Henri VI et s'attribua la tutelle du futur Frédéric II de Hohenstaufen, cherchant par là à éradiquer les influences allemandes en Italie. Il soutint le guelfe Othon de Brunswick contre le gibelin Philippe de Souabe dans le lutte pour le trône impérial. Il couronna lui-même Othon en 1208. Ce dernier n'en poursuivit pas moins la politique de sons prédécesseur hostile à la domination du Saint-Siège. Innocent III l'excommunia en 1210 et lui imposa Frédéric II. Il soutint Philippe Auguste contre lui. La victoire de Bouvines provoqua l'élimination d'Othon et le pape put se croire l'arbitre de l'Empire. Il sévit pareillement contre Jean sans Terre coupable d'avoir confisqué les biens de la cathédrale de Canterbury. Excommunié, Jean sans Terre fit sa soumission (pour éviter la conquête de son royaume par les français), et se déclara vassal du pape. Il exerça de même une influence politique certaine dans les Balkans, à Chypre et en Arménie. Il fut moins heureux en France; où il se heurta à la volonté de Philippe Auguste, qu'il était d'ailleurs obligé de ménager. La quatrième croisade (1204) le déçut cruellement ; il ne pouvait admettre que les Vénitiens l'eussent détourné de son but ; il crut néanmoins que la chute de l'Empire byzantin mettrait fin au schisme grec mais ne parvint pas à ses fins. Il fut aussi un lutteur implacable contre les hérésies, surtout contre les cathares. Après avoir montré une relative patience, il prit prétexte de l'assassinat de son légat Pierre de Castelnau (1208) pour déchaîner la croisade contre les Albigeois. Le zèle des croisés, les excès qu'ils perpétrèrent, dépassèrent ses intentions. Le concile de Latran de 1215 marqua l'apogée de son pontificat. Innocent III mourut l'année suivante, laissant une oeuvre inachevée et un avenir lourd de menaces. La guerre contre les Albigeois n'avait pas eu raison du catharisme. Cependant Innocent III avait compris que les ordres mendiants, Dominicains et Franciscains, seraient plus efficaces que les guerriers, et il avait soutenu leur action. Il ne comprit pas en revanche que l'éveil progressif, et déjà sensible, des nationalités battait en brèche la suprématie du Saint-Siège, qui avait été la ligne de force de son Pontificat.

Innocent IV

Sinibaldo Fieschi (1198-1254). Issu de la famille comtale de Lavagna,il occupa de hautes charges à la Curie avant d'être élu pape en 1243. Ami de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen (qui avait soutenu sa candidature), il signa avec lui la paix de Saint-Jean de Latran (1244). L'empereur ne tint pas ses engagements et Innocent IV dut se réfugier à Gênes, puis en France. Il réunit un concile oecuménique à Lyon (1245) qui déposa Frédéric II. Cependant il ne put entrer à Rome qu'après la mort de celui-ci (1251) et dut poursuivre sa lutte contre Conrad IV et Manfred. Pour lutter contre l'hérésie et achever notamment l'éradication du catharisme, il intensifia l'action de l'Inquisition.

Jacques Ier le Conquérant

Né en 1208, mort en 1276, roi d'Aragon en 1213. Fils et successeur de Pierre II, il chassa les Maures des îles Baléares, conquit les royaumes de Valence et de Murcie. Par le traité de Corbeil (1258) il obtint de Saint Louis la renonciation aux comtés de Barcelone et du Roussillon et renonça lui-même à ses prétentions en Languedoc, hormis Montpellier.

Louis VIII le Lion

(1187-1226) Elu roi d'Angleterre en 1216 par les barons anglais, excommunié pour cette entreprise. Croisade albigeoise en 1219.

Roi de France en 1223, Amaury de Montfort lui cède ses droits sur les domaines du midi qu'il a du abandonner en 1224.

Meurt en Auvergne durant son retour de sa deuxième croisade albigeoise en 1226.

Louis IX (saint Louis)

(1214-1270) Ecrase les coalitions féodales, renforce la royauté française en Languedoc.

Organise la huitième et dernière croisade, meurt à Tunis.

Olivier de Termes

Seigneur du château de Termes, Olivier se trouve destitué de ses Terres en 1215, au profit d'Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort. Suite à sa croisade en Terre Sainte, une partie de ses terres lui sont restituées en 1250 par le Roi de France Louis IX, notamment le château d'Aguilar, qu'il revend en 1260 à l'abbaye de Fonfroide.

Voir le dossier de Gauthier Langlois, extrait d'Olivier de Termes - « Le Cathare et le Croisé ».

Pierre II d'Aragon

Né en 1174, succéda à Alphonse II et fut Roi d'Aragon de 1196 à 1213. Il étendit son autorité à toute la catalogne et acquit le comté de Montpellier par mariage. Il se fit couronner en 1204 par Innocent III, dont il se reconnut vassal : ce qui le mit en difficulté avec ses sujets. Il remporta en 1212 la brillante victoire de La Navas de Tolosa sur les Maures d'Espagne, avec l'aide d'Alphonse VIII de Castille et de Sanche VII de Navarre. Pour stopper la conquête de Simon de Montfort, il intervint en faveur de Raymond VI de Toulouse, qui était son beau-frère, et fut tué à Muret.

Pierre de Castelnau

Moine de l'abbaye de Fontfroide, il sera le légat, avec Raoul de Fontfroide, d'Innocent III.
Assassiné en 1208 près de Saint-Gilles sans doute à l'instigation de Raymond VI. Sa mort fut le déclenchement de la croisade contre les Albigeois.

Pierre des Vaux-de-Cernay

Moine cistercien et neveu de l'abbé Guy des Vaux-de-Cernay, il accompagne son oncle dans le midi, participe à la croisade de 1212 à 1218 contre les cathares et rédige une «Histoire» albigeoise le plus souvent extrêmement lucide mais partiale. Il suffit en effet de voir son introduction aux événements de Béziers en 1209. Bon nombre de ses interprètations seront malheureusement collectées parmi les protagonistes de la croisade.

Pierre-Roger de Cabaret

Seigneur des quatre châteaux de Lastours.

Protecteur de croyants cathares et très actif comme chevalier "faidit", il mis en oeuvre une véritable guerilla jusqu'en 1229, date de sa reddition définitive.

Pierre-Roger de Mirepoix (le Jeune)

Fils de Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux (mort en 1209), seigneur de Mirepoix dépossédé au profit de Guy de Lévis en 1229, par le Traité de Paris.

Mène le massacre des inquisiteurs à Avignonet en 1242.

Participe comme assiégé à la chute de Montségur en 1244 dont il discutera la reddition, aux cotés de Raymond de Péreille, seigneur du château.

De même que les nobles, soldats et mercenaires de la garnison, il recouvrit sa liberté, conformément aux accords passés avec les assiègeants.

Raymond IV, dit Raymond de Saint-Gilles

(1042-1105) Comte de Toulouse de 1093 à 1105. animé d'une foi ardente, il prit part à une expédition contre les Maures d'Espagne en 1087 et fut le premier grand baron à qui le pape Urbain II fit appel pour délivrer le Saint Sépulcre. Raymond IV fut l'un des principaux chefs de la première croisade. Sa rivalité avec Bohémond de Tarente pour la possession d'Antioche retarda la marche des croisés vers Jérusalem. Il participa glorieusement à la prise de la Ville sainte. On lui préféra cependant Godefroy de Bouillon comme avoué du Saint Sépulcre (roi de Jérusalem). Il mourut au siège de Tripoli.

Raymond V

(1134-1194) Petit-fils du précédent ; fils d'Alphonse-Jourdain, il fut Comte de Toulouse de 1148 à 1194. Il se rapprocha de «la France» en épousant Constance, fille du roi Louis VI le Gros, et résista victorieusement à la double menace d'Henri II d'Angleterre et d'Alphonse II d'Aragon sur son comté. Afin de faire pièce à la turbulence de ses vassaux, il s'appuya sur la bourgeoisie : il accorda le consulat aux Toulousains en 1175. Il obtint la soumission des Trencavel et acquit la ville de Nîmes. Les progrès de l'hérésie albigeoise assombrirent les dernières années de son règne.

Raymond VI

(1156-1222) Comte de Toulouse de 1194 à 1222 ; il fut obligé de tolérer l'hérésie albigeoise à laquelle adhéraient, ou que protégeaient ostensiblement nombre de ses vassaux, notamment les Trencavel. Mis en demeure par le pape Innocent III de chasser les hérétiques de ses domaines, il multiplia les serments mais ne fit rien. Ses entretiens tumultueux avec le légat Pierre de Castelnau n'aboutirent pas davantage. L'assassinat de ce légat par un de ses vassaux en 1208 détermina le pape à lancer une croisade en Languedoc. Raymond VI obtint la levée de l'excommunication qui le frappait et prit la croix contre ses propres sujets. Après la prise de Béziers et de Carcassonne et la mort de Trencavel, il changea de camp, fut à nouveau excommunié et tenta d'organiser la résistance contre les croisés. Plus diplomate que guerrier, il ne put enrayer l'avance de Simon de Montfort. Après la défaite de Muret (1213), Toulouse passa aux mains du vainqueur (1215). Raymond VI se rendit à Rome pour obtenir d'Innocent III la restitution d'une partie de ses biens. La révolte générale de ses sujets contre l'occupation «française» et l'action vigoureuse de Raymond VII lui permirent de rentrer dans sa capitale. La mort de Simon de Montfort (1218), l'échec de la «croisade» de Louis VIII lui permirent de recouvrer la plus grande partie de son comté.

Raymond VII

(1197-1249) Fils du précédent ; il fut Comte de Toulouse de 1222 à 1249. Vainqueur de Simon de Montfort à Beaucaire, il libéra une grande partie des territoires attribués par l'Église à Simon de Montfort, et poursuivit la guerre de reconquête contre Amaury de Montfort. La «croisade» royale de 1226-1228 retourna la situation. Raymond VII se résigna à signer le traité de Paris en 1229, par lequel il cédait les anciennes vicomtés Trencavel au roi de France et accordait Jeanne, sa fille et unique héritière, à Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. A sa mort, son gendre devint comte de Toulouse et, après la mort de ce dernier, le comté fut annexé par la Couronne de France.

Raymond de Péreille

Directement issu de la famille de Mirepoix, il est le fils de Guillaume-Roger de Mirepoix (mort avant la croisade contre les albigeois), frère de Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux.

Seigneur de Montségur.

Ordonne la fortification sur le pog en 1204.

Très liée au catharisme, sa famille aura de nombreuses relations directes avec des parfaits (voir Montségur et Mirepoix). La fin tragique du bûcher de Montségur en 1244 le laissera seul : sa femme et sa fille finiront dans les flammes, les survivants (dont ses deux filles) seront soumis aux interrogatoires de l'inquisition.

Raymond de Termes

Seigneur du château de Termes, lors du siège en 1210, il abandonne le château, suite à la contamination de la citerne.

Il sera capturé et mis en prison à Carcassonne par Simon de Montfort.

Un de ses fils, Olivier de Termes, deviendra alors l'un des faydits (chevaliers dévoués à la cause cathare) les plus importants, avec Chabert de Barbaira, seigneur de Quéribus puis épousera la cause du roi de France.

Raymond Roger de Foix

Le comte Raymond Roger de Foix est le tuteur du jeune Raymond Trencavel.

Bien que catholique, il fut très lié au catharisme, par sa soeur, Esclarmonde de Foix. Elle fut ordonnée parfaite à Fanjeaux par Guilhabert de Castres vers 1204. Philippa, épouse de Raymond-Roger de Foix dirigeait une maison de parfaites dès 1206.

Raymond Roger Trencavel

De la lignée Trencavel, vicomte de Carcassonne, Béziers, Albi et le Razès.

Emprisonné, au mépris de toute règle de chevalerie, dans ses propres prisons, il meurt en 1209, après avoir tenté de négocier avec les croisés.

Raymond Trencavel

De la lignée Trencavel, vicomte de Carcassonne, Béziers, Albi et le Razès.

Fils de Raymond-Roger-Trencavel et dépossédé par la croisade contre les albigeois en 1209.

Confié à 2 ans au comte Raymond-Roger de Foix dui deviendra son tuteur.

Organise le soulèvement du Languedoc en 1240, mais échoue pendant le siège de Carcassonne. Il ne pourra ainsi pas récupérer les possessions de ses pères.

Roger Bernard de Foix

Fils de Raymond Roger de Foix, il participant activement, à la mort de son père, à la tentative de retour de Trencavel en 1223. Roger-Bernard de Foix reprend Carcassonne aux cotés de Raymond VII de Toulouse, parmi les chevaliers et seigneurs faidits.

Il retrouvera son château au terme des 5 ans, suite à la paix de 1229, négociée avec le roi de France.

Simon de Montfort

1160-1218, issu d'une famille qui possédait tout l'ouest du Hurepoix depuis le Xe siècle, il était l'un des principaux vassaux du roi en Ile-de-France et joignait à son titre de baron de Montfort celui de comte de Leicester qu'il tenait de sa mère Amicia de Beaumont, soeur et cohéritière de Robert de Leicester. Il prit part à la quatrième croisade (1204) prêchée par Foulques de Neuilly, refusa de s'associer aux Vénitiens pour conquérir Constantinople et rentra en France. A l'appel d'Innocent III, il s'enrôla d'enthousiasme parmi les croisés (1208) et se signala bientôt par son zèle et par son courage. Après le massacre de Béziers et la prise de Carcassonne, il fut élu chef de la croisade contre les Albigeois (1209) et remporta la brillante victoire de Muret (1213) contre Pierre II d'Aragon et Raymond VI de Toulouse. Saisi par l'esprit de conquête, il s'efforça ensuite de dépouiller entièrement Raymond VI de ses états. Le concile de Latran (1215) lui octroya les titres de comte de Toulouse, duc de Narbonne, vicomte de Béziers, de Carcassonne,... Peu après, il dut faire face au soulèvement général du Languedoc et fut tué au cours du siège de Toulouse.

« Simon de Montfort », Michel Roquebert


Dans cette enquête passionnante et originale, l'auteur ne cherche jamais à se faire l'avocat du diable, mais bien à cerner une figure tristement légendaire de l'histoire des Cathares.
Simon V de Montfort, ce chevalier venu du nord, a laissédans l'histoire du Midi le souvenir cruel de la croisade dirigée contre les « ennemis de l'intérieur », hérétiques cathares et albigeois dénoncés par le Saint-Siège dans le comté de Toulouse et les principautés voisines.
Montfort, qui prit la croix en 1209, mourut en 1218, la tête fracassée par un boulet de catapulte. Mais ces neufs années auront compté : face à des adversaires infiniment supérieurs en nombre, ildéploya dans tous les pays une stratégie d'une redoutable efficacité. Rien neput faire obstacle à ses desseins, pas même le pape Innocent III. Avec labénédiction de l'Eglise, il se montra impitoyable envers les hérétiques etd'une rare violence contre ses ennemis.
A travers une enquête passionnante et originale, se dessinele portrait d'une figure puissante, mais tristement légendaire, de l'histoiredes cathares.

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Termes (famille de)

Seigneurs de Termes, vassaux des comtes de Carcassonne.

Excommuniés suite à des spoliations au détriment de l'abbaye de Lagrasse, la famille de Termes a été très concernée par le catharisme et la croisade.

Benoît de Termes, mort à Quéribus fut même l'évêque cathare du Razès.

Trencavel

Maison féodale qui tenait les vicomté de Carcassonne, Béziers, Albi et le Razès.

Roger II de Trencavel avait épousé Adélaïde, soeur de Raymond VI de Toulouse. Il mourut en 1194. Son successeur, Raymond-Roger Trencavel, épousa Agnès de Montpellier. Il mourut après la prise de Carcassonne en 1209 par Simon de Montfort. Son fils, Raymond, ne put recouvrer les vicomtés de sa maison malgré le soulèvement qu'il provoqua en 1240.

« Olivier de Termes. Le cathare et le croisé (vers 1200-1274) », Gauthier Langlois


Olivier de Termes est un héros digne de roman ou de légende. Et pourtant, ce personnage bien réel est resté un grand absent de l'histoire. Pour réparer cet oubli, cet ouvrage nous propose de découvrir un acteur peu connu, mais dont on dit qu'il mérite le titre de meilleur chevalier du monde ! Grand seigneur féodal, Olivier est l'homme de deux époques. Issu d'une famille cathare occitane spoliée par la croisade des Albigeois, il s'impose vite comme le plus actif des opposants à l'Eglise catholique et au roi de France en Languedoc. Au service des princes méridionaux, il se distingue dans de nombreuses opérations militaires tel le siège de Carcassonne en 1240. Après avoir fait la paix avec l'Eglise et le roi, il accompagne saint Louis en croisade en Terre sainte, où il s'illustre à nouveau, ce qui lui vaut la restitution de ses biens. Devenu le plus fidèle et le plus apprécié des agents du roi de France en Languedoc, il se convertit au catholicisme et liquide sa seigneurie des Corbières pour repartir en Terre sainte. Il y meurt en 1274 à la tête des troupes du pape et du roi. Grâce à de minutieuses recherches, l'auteur, lauréat du prix Edouard-Privat 2000 en histoire méridionale, retrace la vie et les actions de ce chevalier d'envergure internationale. Il le fait revivre à la cour, à la guerre, dans sa famille et sa seigneurie ; il nous fait partager ses joies et ses peines ; il nous éclaire sur sa personnalité, ses convictions politiques ou religieuses, sur son rôle diplomatique jusque-là méconnu. Il cherche à comprendre pourquoi ce seigneur, protecteur d'hérétiques, ce chevalier excommunié, devient le plus efficace soutien de saint Louis en Languedoc et en Terre sainte. A travers la vie d'Olivier de Termes, c'est tout un pan de l'histoire du Languedoc et de l'Occident au XIIIᵉ siècle qui est mis en lumière.

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