Pourquoi - encore - parler des cathares aujourd'hui ?

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- Photographie nocturne (27 septembre 2015 à 20 h 41) du château de Termes avec l’éclairage naturel de la pleine lune (photographie : Philippe Contal) -
« Cathare : adepte d'une secte religieuse manichéenne du Moyen Âge répandue notamment dans le sud-ouest de la France. »
Le Petit Larousse
Etang de Lers (Ariège), octobre 2003 (photographie : Philippe Contal)

Si l'on s'en tient à la définition du catharisme que l'on peut la trouver dans un dictionnaire, une encyclopédie ou un dépliant touristique, on ne peut que s'étonner que l'on puisse encore y trouver un intérêt de nos jours, en dehors de l'histoire et de l'archéologie. Pourtant, de nombreux ouvrages sont publiés chaque année sur le sujet : romans, vulgarisations, ouvrages de synthèse, recherches scientifiques... Les recherches via l'Internet le démontrent rapidement : les librairies en ligne ne sont pas en reste d'ouvrages sur le catharisme, en français mais également dans de nombreuses autres langues.

De la même manière, les millions de visiteurs qui se pressent chaque année dans le Pays Cathare¹ viennent-ils seulement pour le soleil estival ?

Pourquoi un tel engouement... si engouement il y a ?

Besoin de savoir, de comprendre, de faire savoir et de faire comprendre

Comme tous les événements de l'histoire, le catharisme n'est pas figé dans sa compréhension. L'étude des multiples manières d'appréhender un sujet historique s'appelle l'historiographie, l'histoire de l'histoire. Celle du catharisme est particulièrement importante pour bien comprendre la diversité des points de vue auxquels on peut se raccrocher quant à la définition même du catharisme.
« Les groupes humains produisent des représentations d'eux-mêmes qui ne reflètent pas un donné objectif mais ressortissent au champs de l'imaginaire social.... Il existe également une légende du catharisme intégrant constamment le passé dans le présent où elle se déploie. »
Jean-Louis Biget « Mythographie du catharisme »
Historiographie du catharisme, cahiers de Fanjeaux, n° 14, 1979, page n° 271

Un exemple typique, la phrase attribuée à Arnaud Amaury lors du massacre de Béziers en 1209 : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens », se serait écrié l'abbé de Cîteaux lorsque les assiégeants lui auraient demandés comment reconnaître les hérétiques des bons chrétiens. Si il est impossible de connaître la réalité historique de cette phrase, il semble tout de même qu'elle ait fait son apparition seulement au XVIIᵉ siècle². A-t-elle réellement été prononcée ? Peu importe en définitive car elle traduit deux choses essentielles : la cruauté des guerres au moyen âge (mais une guerre n'a jamais été autre chose qu'un acte de barbarie...) et la vision que l'on avait de la Croisade albigeoise lorsque cette phrase a été attribué à Arnaud Amaury.
Les deux tomes de l'« Histoire et doctrine de la secte des Cathares ou Albigeois », Charles Schmidt, 1849

Considéré comme un initiateur, Charles Schmidt a le mérite d'avoir écrit et publié en 1849, Histoire et doctrine de la secte des cathares ou albigeois³. Le catharisme était alors considéré comme une secte dualiste, fort éloignée du christianisme. C'est d'ailleurs de cette vision que s'inspirent encore de nombreux dictionnaires... En 1996, une réédition de l'ouvrage de Charles Schmidt a été réalisée par les éditions Jean de Bonnot. De très belle facture, il aurait été toutefois plus correct de préciser que l'origine de l'écrit datait de plus d'un siècle et demi... car certains lecteurs pourraient en rester à une définition aussi ancienne et déformée.

C'est ensuite au tour de Napoléon Peyrat, avec ses trois volumes de l'Histoire des Albigeois⁴, d'orienter les nouvelles visions du catharisme, dans un courant plus romantique. C'est lui qui donne un rôle clé à Montségur, qui n'avait pas d'importance particulière auparavant. C'est également lui qui « invente » Esclarmonde, fille du comte de Foix, qui aurait pris une forme de colombe lors de son trépas. Des ossements de la nécropole préhistorique de Lombrives, il fait les restes des derniers faydits, murés dans la grotte sur l'ordre du sénéchal de Carcassonne. Aujourd'hui, notre vision analytique nous oblige à ranger les ouvrages dans des catégories et celui-ci se voit donc tout naturellement dirigé vers celle de l'imaginaire romantique. Pourtant... est-ce légitime de rejeter un écrit du fait que la sensibilité de l'auteur nous échappe ?

Peu avant 1900, Joséphin Péladan ressuscite l'ordre de la Rose + Croix et intègre le catharisme à l'occultisme. Il greffe sur Montségur la légende du Graal et identifie la montagne sainte de l'Ariège et le Montsalvat de Lohengrin et de Parzifal. En 1893, le mouvement de la Gnose moderne investit également le catharisme et restaure le siège épiscopal de Montségur, alors confié à Jules Doinel, archiviste⁴. La fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècles sont riches en matière d'ésotérisme. Mais gardons bien à l'esprit que cet ésotérisme, si il correspond à cette époque, n'a pas cette connotation péjorative qui lui est attribué aujourd'hui.

Le château de Termes (Aude), juin 2003 (photographie : Philippe Contal)

Entre les deux Guerres Mondiales, ce sont les romans qui prennent le relais de la diffusion du catharisme avec, en particulier, le duc Lévis-Mirepoix, qui consacre à Montségur un roman en 1924. Puis Maurice Magre, avec Magiciens et Illuminés en 1930. Après Napoléon Peyrat, c'est le plus grand fédérateur des mythes cathares. En 1937, il occupe la place de président des « Amis de Montségur et du Saint-Graal de Sabarthès et d'Occitanie ». Rudolf Steiner, puis Otto Rahn, en 1933⁵ donnent un nouvel essor - vraisemblablement fort éloigné de sa réalité - au catharisme en l'associant aux mythes allemands.

« Les cathares », Anne Brenon


Démonisés, persécutés, anéantis, les cathares n'ont pas pour autant disparu de la mémoire des hommes. Par-delà les brumes de légende qui masquent leur figure, les « Bons Hommes » et les « Bonnes Femmes » ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. Anne Brenon, l'une des plus grandes spécialistes mondiales de cette foi mal connue, nous fait entrer dans leur intimité. Loin de l'image d'une communauté recluse aux doctrines occultes, elle nous fait découvrir des individus pieux et charitables, engagés dans la vie de la cité. Face à « l'Eglise qui possède et qui écorche », ils affirment incarner « l'Eglise qui fuit et qui pardonne », la seule qui soit fidèle à l'héritage des apôtres. Si le catharisme organisé a péri sur les bûchers quoiqu'il ait survécut un peu plus longtemps qu'on ne croit), son esprit peut encore inspirer tous ceux qui, contre les puissances de ce monde, prennent le parti des âmes en souffrance.

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Déodat Roché, en 1950, fonde la Société du souvenir et des études cathares et publie, dès 1949, les Cahiers d'études cathares. Georges Bordonove fait découvrir Minerve avec Le Bûcher et Zoé Oldenbourg permet l'accès à un public encore plus large, avec Le Bûcher de Montségur (1959), et Les Brûlés (1960).
« L'explosion récente du "phénomène cathare" repose sur la vulgarisation d'une histoire imaginée, mise en place au cours du siècle qui va de 1870 à 1960. »
Jean-Louis Biget⁶, « Mythographie du catharisme »
Historiographie du catharisme, cahiers de Fanjeaux, n° 14, 1979, page n° 271

Ce bref panorama - sans prétention - situe les origines de nombreuses idées, souvent inventées récemment. Ainsi, le 29 mars 1966 à 20 h 30 le film de Stenzo Lorenzi, Les Cathares passe à la télévision⁷. Fernand Niel avait publié Les Cathares dans la collection « Que Sais-je ? » en 1955, mais l'ouvrage est réellement devenu un succès d'édition en 1967. Les cathares deviennent alors un sujet grand public. Les portes sont ouvertes...

Fort heureusement, les recherches scientifiques ont également progressées rapidement et si le premier texte cathare est publié en 1939, Liber de duobus principiis, par le R.P. A. Dondaine⁸, nous devons beaucoup aux remarquables travaux de Jean Duvernoy⁹, Michel Roquebert¹⁰, Anne Brenon¹¹, Emmanuel Leroy Ladurie¹²... qui ont permis de retrouver de nombreuses informations, en particulier par les extraits de cartulaires et les sources inquisitoriales. A noter toutefois que si l'on est aujourd'hui tenté de rejeter les écrits récents du fait qu'ils ont été inventés semble-t-il de toute pièce, comment pourrions-nous prendre à la lettre des écrits qui ont été formalisés par ceux qui ont précipités les cathares dans les bûchers ? L'absence d'objectivité est inévitable et nous nous trouvons bien face à un problème de positionnement de l'histoire en tant que science. Mais le débat serait trop long...
Paysage du Minervois (Aude-Hérault), juin 2003 (photographie : Philippe Contal)

Aujourd'hui, les fouilles archéologiques permettent de franchir un nouveau pas, en éclairant les modes de vie, le quotidien médiéval, en datant différentes strates des constructions et habitations...13 Certaines découvertes confortent les textes de l'époque, d'autres remettent en cause une vision parfois trop linéaire des événements.

Ainsi, cette synthèse permet de comprendre la diversité des angles d'approche du "phénomène cathare". Cela permet également d'appréhender l'importante d'une vue interdisciplinaire, si peu valorisée à notre époque où tout semble segmenté, compartimenté et séparé. En effet, ce n'est pas une discipline particulière qui permettra de donner l'ensemble des réponses que l'on attend sur un tel sujet, mais le croisement des informations et la recherche d'une complémentarité.

Et il ne s'agit pas non plus de reléguer au rang de l'imaginaire et de l'ésotérisme le besoin de dépasser les barrières naturelles du monde matériel...

"Si l'histoire avait un sens,...

...elle servirait de garde-fou : ne reproduisons pas nos erreurs ni celles de ceux qui nous ont précédés." Tels furent les propos d'Anne Brenon lorsque j'ai eu le plaisir de l'interviewer voici quelques temps¹⁴.
« ... C'était l'homme pourtant le plus noble qu'il soit,
le plus riche d'argent et de cœur du comté.
Hélas, il fréquenta ces malfrats d'hérétiques.
Pour cela, quand Lavaur fut prise, on le pendit.
Jamais si grand baron ne subit telle mort.
Avec lui ce jour-là, quatre-vingts chevaliers
souffrent le même sort : ils sont pendus aux poutres,
après quoi quatre cents parmi les gens du peuple
sont brûlés dans un pré. Quand à dame Giraude
elle est poignets liés, jetée au fond d'un puits,
et l'on couvre son corps d'un tombereau de pierres ;
on fait là grand péché, car jamais de sa vie
un pauvre ne la vit sans recevoir d'aumône. »
La Chanson de la Croisade albigeoise
La prise de Termes et de Lavaur
Est-ce plus cruel que ce que nous avons pu voir pendant le Seconde Guerre Mondiale ou plus récemment en Irak ? Notre vision progressiste nous fait souvent oublier que l'Homme n'a que peu évolué depuis l'aube de notre civilisation. Quelque soit le sujet historique traité, l'homme se distingue par ses actes de cruauté, transformés très souvent en acte de bravoure lorsqu'il est raconté par ceux qui y trouvent un intérêt. La Croisade albigeoise est une parfaite illustration de ce travers des écrivains et conteurs à arranger l'histoire afin qu'elle colle à leur idéologie. Pour s'en convaincre, la lecture de La Chanson de la Croisade albigeoise¹⁵ ou de l'Histoire albigeoise¹⁶ est suffisamment édifiante à ce sujet.

Qu'il soit donc permis de rêver quant à l'utilité de l'histoire. Celle-ci peut prendre une toute autre forme que celle qui peut être parfois enseignée à l'école...

Mon royaume pour ce tableau...

Le château de Fenouillet (Pyrénées Orientales), juillet 2002 (photographie : Philippe Contal)

On ne peut réduire les Terres Cathares au seul département de l'Aude¹⁷, mais à lui seul, il est vrai qu'il illustre parfaitement cette richesse du territoire. Des plages de la méditerranée aux paysages des Corbières, de l'horizon Pyrénéen aux gorges du Minervois, personne ne peut être insensible à la beauté de ces paysages qui semblent défier le temps et la prétention humaine à vouloir tout dompter. Et si on y ajoute les vallées ariégeoises et l'immensité du Lauraguais, un spectre encore plus large s'offre aux visiteurs.

Parcourir le Pays Cathare en voiture, à cheval ou en V.T.T. donne à chaque tournant une occasion de rêver.

Escalader les pics escarpés sur lesquels se dressent des citadelles ruinées offre la sensation de se rapprocher du ciel. Cela permet aussi de retrouver un peu d'humilité à l'égard de nos ancêtres qui ont eu le courage de construire ces forteresses. Marcher dans les montagnes permet de découvrir des forêts et points d'eau qui ne manquent pas de vous conter leur histoire. Les légendes y sont ancrées et il ne faut guère plus qu'un peu d'imagination pour se sentir déconnecté du tracas quotidien de notre vie "moderne". La beauté des paysages, la qualité de vie, voici un autre aspect des Terres Cathares dont on ne se lasse pas...

Intérêt du débat contradictoire, de la rencontre et de la confrontation des idées

Le château de Quéribus (Aude), septembre 2002 (photographie : Philippe Contal)

Beaucoup de sujets peuvent prêter à débats... mais ceux qui touchent à l'histoire sont très probablement plus à même de susciter des positions tranchées. Que l'on s'attache à la lecture symbolique des lieux ou bien que l'on cherche à comprendre le mode de vie de nos ancêtres à grand renfort de pioches et pinceaux fins, les regards que l'on porte sur les lieux et leur signification peuvent être fort éloignés les uns des autres tout en étant aussi vrais et importants. Le catharisme, dans sa réalité historique, est un sujet qui peut générer des débats et des réflexions dans de nombreuses directions.

Certes, on peut s'étonner de constater que certains attendent avec conviction l'arrivée de soucoupes volantes au-dessus du Bugarach, mais au nom de quoi pourrions-nous exclure toute tentative de voir autre chose que ce qui est écrit dans nos livres ?

L'exclusion n'est pas tant dans le rôle social des individus que dans le regard que l'on porte sur l'Autre. C'est dans cet esprit que le catharisme peut intéresser et non pas dans une volonté de discours monolithique se voulant être LA réponse. Le sujet est passionnant et il passionne. Ne gaspillons pas de l'énergie à vouloir avoir raison mais écoutons aussi ce que peut nous apprendre ce que les autres voient. Et ce sera peut-être une occasion de nous y découvrir nous-mêmes...

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Cathare ou pas cathare ?

Le château de Miglos (Ariège), février 2003 (photographie : Philippe Contal)

J'ai souvent la question de savoir pourquoi je m'intéresse aux cathares. Je n'ai pas de réponse à apporter et je n'en cherche aucunement. Comme un ornithologue ne peut s'empêcher d'apprécier les oiseaux qu'il étudie, je ne peux prétendre ne pas avoir de sensibilité envers les cathares. Cependant, pas plus que l'ornithologue ne prétend être lui-même un oiseau, je ne prétends être un cathare. Je dois cette analogie à Michel Roquebert, que je remercie pour m'avoir fait découvrir les Citadelles du vertige¹⁸ et approfondir L'Épopée Cathare¹⁹.

Le catharisme était une religion chrétienne, fondée sur le Nouveau Testament. Son dogme était organisé autour d'une vision du Christ différente de celle de l'Église romaine. Le sens des Écritures évangéliques était, selon le catharisme, un appel d'éveil, un rappel à l'âme incarnée qui n'appartient pas à ce monde matériel. Je remercie Anne Brenon pour m'avoir éclairé sur Le vrai visage du catharisme²⁰.

Le catharisme était un choix de vie, assortit de nombreuses convictions. Il n'a nullement développé le goût pour la hiérarchie, les honneurs, les décorations et le paraître. Cela contribue très probablement à la difficulté que nous avons de vouloir trouver un chef de file, un initiateur, un créateur, prisonniers que nous sommes de nos modèles actuels. Je remercie Philippe Roy, de m'avoir fait ouvert certaines portes de l'esprit avec Les Cathares, histoire et spiritualité²¹.

Le catharisme peut également être traité sous forme de roman et une transposition dans notre époque actuelle peut parfois réserver quelques surprises... Je remercie François M. Bluche pour Le retour du cathare²², ainsi que Philippe Ward et Sylvie Miller, pour m'avoir fait découvrir Le chant de Montségur²³. Et si La Cathare²⁴, de Peter Berling permet un véritable voyage dans le temps, c'est aussi un formidable moyen de renouer l'humanité - et la sensibilité - du moyen âge.

La région peut être regardée autrement que par le regard blasé de celui qui se croit supérieur à ses ancêtres. Le talent des constructeurs médiévaux, les nombreux symboles qui jalonnent les chemins, les jeux d'ombre et de lumière que le soleil offre dans les vallées, le silence des grottes agrémenté des gouttelettes qui forment stalactites et stalagmites... donnent un relief aux Itinéraires cathares²⁵.

La liste serait longue, mais le plus important est de bien comprendre qu'un sujet historique ne meurt que lorsque personne ne s'y intéresse plus. Le catharisme, en ce sens, n'est pas mort et si il apporte aujourd'hui un prétexte à la réflexion et à la rencontre, ce sera déjà une grande réussite...

Philippe Contal

Notes :
¹ Les données officielles du Comité Départemental du Tourisme de l'Aude, par exemple, affichent des records supérieurs à 100 000 visiteurs pour Quéribus et Peyrepertuse, voire 4 millions de visiteurs pour Carcassonne, classée deux fois au Patrimoine de l'Humanité, pour la Cité Médiévale et le Canal du Midi.
² Historiographie du catharisme, cahiers de Fanjeaux, n° 14, 1979
³ Histoire et doctrine de la secte des cathares ou albigeois (2 tomes), Charles Schmidt (professeur à la faculté de théologie et au séminaire protestant de Strasbourg), éditions J. Cherbuliez, Paris, 1849 ; réédité en 1996 par les éditions Jean de Bonnot
Histoire des Albigeois, Napoléon Peyrat, 3 volumes publiés entre 1870 et 1872
La Croisade contre le Graal, Otto Rahn, 1933 (réédité aux éditions Pardès en 1999, ISBN 2867141842) et La Cour de Lucifer, 1937 (réédité aux éditions Pardès en 1999, ISBN 2867141222) ; lire également Le mystère Otto Rahn, du catharisme au nazisme, Christian Barnadac, éditions France-Empire, 1978
⁶ A découvrir également de Jean-Louis Biget, le livre parlé Les Cathares, dans la collection "De Vive Voix", ISBN 2-84684-006-7
Les Cathares, a été réédité en cassette vidéo par l'Institut National Audiovisuel (I.N.A.) mais il est désormais de nouveau indisponible. Les systèmes d'enchères tels qu'eBay peuvent cependant vous permettre de trouver cette ressource vidéo un peu désuète (le film est en noir et blanc) mais très instructive
Liber de duobus principiis, (Livre des Deux Principes), réédité aux éditions du Cerf, collection les Sources Chrétiennes, 1973
⁹ Lire notamment Le registre d'inquisition de Jacques Fournier, par Jean Duvernoy, éditions Mouton (3 tomes), 1978 ; Le catharisme (tome I : « La Religion des cathares » / tome II : « L'Histoire des cathares »), éditions Privat, 1992 et 1998 ; sur l'Internet : jean.duvernoy.free.fr
¹⁰ Lire notamment L'Épopée Cathare (4 volumes dont les deux premiers réédités chez Perrin en 2001) ; Les cathares - de la chute de Montségur aux derniers bûchers 1244-1329, éditions Perrin, 1998 (cinquième volume de L'Épopée Cathare) ; Les cathares et l'Histoire, éditions Privat, 2002 (avec Philippe Martel) ; Histoire des Cathares, éditions Perrin, 2002
¹¹ Lire notamment Le vrai visage du catharisme, éditions Loubatières, 1995 ; Les Cathares - pauvres du Christ ou apôtres de satan ?, éditions Gallimard, 1997 ; Les Cathares - vie et mort d'une Eglise chrétienne, éditions Grancher, 1996 ; L'hiver du catharisme (essai en 3 tomes : « L'impénitente », « Les fils du malheur » et « Les cités sarrasines »), éditions de L'hydre, 2001, 2002 et 2003
¹² Lire en particulier Montaillou, village occitan de 1294 à 1324, éditions Gallimard, coll. Folio Histoire n° 9 (éd. revue et corrigée 1982)
¹³ Voir les excellentes publications du Centre d'Archéologie Médiévale du Languedoc (C.A.M.L.), ainsi que les travaux, par exemple, de Marie-Elise Gardel (Cabaret : histoire et archéologie d'un castrum. Les fouilles du site médiéval de Cabaret à Lastours, C.V.P.M., 1999). Voir également les différents articles sur Fenouillet, publiés sur cathares.org® (reportages n° 8 et 15) et dans le Club cathares.org® (rubrique Les Portes du Temps).
¹⁴ Lire l'interview d'Anne Brenon, publié dans le Club cathares.org®
¹⁵ La Chanson de la Croisade albigeoise, éditions Les Belles Lettres, 1989 (préface de Georges Duby, adaptation de Henri Gougaud)
¹⁶ Histoire albigeoise, Pierre des Vaux de Cernay, librairie philosophique J. Vrin, 1951
¹⁷ Voir les sites de l'Agence Départementale du Tourisme de l'Aude, ainsi que celui du programme Pays Cathare, initié par le Conseil Général de l'Aude
¹⁸ Citadelles du vertige, Michel Roquebert
¹⁹ L'Épopée Cathare, Michel Roquebert (4 volumes dont les deux premiers réédités chez Perrin en 2001) ; Les cathares - de la chute de Montségur aux derniers bûchers 1244-1329, éditions Perrin, 1998 (cinquième volume de L'Épopée Cathare)
²⁰ Le vrai visage du catharisme, Anne Brenon, éditions Loubatières, 1990
²¹ Les Cathares, histoire et spiritualité, Philippe Roy, éditions Dervy, 1993
²² Le retour du cathare, François M. Bluche, éditions Ecomarine, 1999
²³ Le chant de Montségur, Philippe Ward et Sylvie Miller, éditions CyLibris, 2001
²⁴ La Cathare, Peter Berling, éditions Lgf, 2003
²⁵ Itinéraires cathares, lieux sacrés et initiatiques, Éric le Nabour, éditions Dervy, 1994

« Histoire des Cathares », Michel Roquebert


Une synthèse exhaustive de trois siècles dramatiques et flamboyants. La référence indispensable.
Michel Roquebert a reconstitué avec une minutie inégalée la société cathare, son histoire et celle de sa répression, en se fondant uniquement sur les sources du temps : traités et rituels cathares, chroniques, interrogatoires et sentences de l'Inquisition, correspondances des papes, des rois et des grands, canons conciliaires, actes publics et privés de tout ordre. Cette « Histoire des Cathares », couvrant plus de trois siècles, raconte l'hérésie, sa nature exacte, son essor dans l'Europe entière et les raisons de son développement particulier dans les Etats du comte de Toulouse et des vassaux, correspondant, en gros, aux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ; la croisade, lancée en 1209 par le pape Innocent III, jusqu'à la chute de Montségur en 1244 ; l'Inquisition, fondée en 1233 à Toulouse, pour éradiquer le christianisme dissident dont elle ne vient à bout que dans le premier quart du XIVᵉ siècle.

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