Pays Cathare
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Carcassonne
musée «Mémoires du Moyen-Âge» (http://www.moyen-age.org)
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le siège de 1240
 


musée
Mémoires du Moyen-Âge
le siège de 1240



Nous voici devant Carcassonne, les assaillants doivent s'en emparer rapidement, sans faire trop de dégâts s'ils veulent éviter de grosses réparations une fois la place conquise. Le camp installé sur cette butte domine mieux le terrain, ils construisent palissades et tourelles en bois, plantent des pieux en contrebas, protègent les vivres et les chevaux.

Du haut de leurs remparts, les défenseurs voient leurs tentes, leurs baraques en bois, entendent le bruit de leur bétail, les aboiements des chiens, le hennissement des chevaux. Les voilà qui s'emparent des moulins et des greniers à sel des environs. Ils bloquent l'accès aux points d'eau. Heureusement, à l'intérieur de la Cité, il reste les citernes et les magasins de vivre. Il s'agit de faire durer le siège car dans 40 jours nombreux sont les chevaliers qui rentreront chez eux, une fois leur service de guerre gratuit terminé.

Il faut encercler la forteresse. Les assaillants se déploient dans toutes les directions et coupent tout contact entre la Cité et l'extérieur. Les ingénieurs font monter les machines de guerre et ordonnent de tailler du bois pour en construire d'autres.

L'assaut est lancé. L'attaque a lieu simultanément en plusieurs endroits pour désorganiser les assiégés.

Le fossé est profond et large, les courtines hautes d'une dizaine de mètres, les tours ont 4 mètres d'épaisseur et 20 mètres de haut. Archers et arbalétriers se tiennent prêts derrière chaque meurtrière, dans les tours et sur le chemin de ronde. Au sommet des remparts les hourds sont mis en place, ils sont humidifiés et protégés par des mottes de terre fraîche.

Les hourds ne résisteront pas aux traits enflammés des archers et aux pots de résine brûlante lancés par les machines. Pierres, poutres, flèches, carreaux d'arbalète, cendre, poix enflammée, tout est bon pour repousser l'assaillant. Hommes, femmes, enfants, chacun doit participer à la défense des murs.

Les courtines et les tours arrêteront-elles les assaillants ?

Ils approchent le beffroi. Cette tour roulante est presque aussi haute que le rempart. Pour la protéger des traits enflammés, il faut l'arroser d'eau et la recouvrir avec des peaux fraîches. Du sommet du beffroi, archers, arbalétriers et frondeurs propulsent flèches et pierres. La riposte ne se fait pas attendre. De derrière les murailles jaillissent pierres et flèches enflammées. Du bas de la tour sortent des sergents à pied tenant la pique ou la lance.

Il est temps de créer des brèches dans le rempart. Les machines sont installées et pilonnent les points faibles de la muraille avec des boulets de pierre. Une fois le mur détruit, il sera facile de faire entrer les hommes. Les machines lancent aussi cadavres d'animaux et immondices qui amèneront maladies et pestilence.

Leurs machines sont effrayantes. La plus puissante et la plus précise, c'est le trébuchet.

Il lance des pierres de 100 kilos jusqu'à 200 mètres grâce à son contrepoids qui pèse plusieurs tonnes. 100 hommes le manoeuvrent. Il envoie une à deux pierres par heure, jour et nuit, sans répit. Son nom vient de l'occitan "trébuca" : qui apporte les ennuis.

Il faut complet le fossé près de la porte pour approcher le bélier, cette longue poutre à tête renforcée permet d'enfoncer la porte. Les hommes sont protégés par la chatte en bois qui le recouvre. Quand ils auront défoncer la porte, ils pénétreront dans la barbacane semi-circulaire. Alors, les chevaliers se précipiteront sur eux.

Le mangonneau est prêt à tirer : son treuil est entraîné par de grandes roues mues par des hommes à l'intérieur. 12 hommes en tout le manoeuvrent, il peut envoyer 2 à 3 pierres à l'heure, les boulets pèsent souvent 100 kilos pour une portée de 150 mètres mais il est peu précis et ne peut servir que le jour. La nuit est mise à profit pour réparer avec des poutres de bois les dommages causés pendant le jour.

Voici que s'avancent d'autres sergents à pied protégés par des mantelets en bois, sorte de boucliers à roulettes, ils tirent des flèches et des carreaux d'arbalète. L'arbalète est très efficace, un seul trait peut embrocher plusieurs hommes à la file. Pour plus de mobilité, les arbalétriers vont aussi à cheval.

Les sapeurs ont détruit la base du rempart. Il s'écroule !!!

Les défenseurs préparent la contre-sape. Ils construisent une palissade en demi-cercle derrière l'endroit détruit.

Sous la terre les mineurs sont abrités et peuvent ainsi agir en secret. C'est au pic et à la pioche que la mine est creusée. Quand la galerie souterraine sera percée sous le mur d'enceinte, elle sera étayée par des poutres en bois puis bourrée de fagots enrésinés qui seront enflammés. le mur situé au-dessus s'éboulera.

Les assiégés créent une contre-mine : une galerie est construite du côté de la forteresse qui rejoindra celle de l'ennemi pour s'en emparer. A l'intérieur du boyau s'ensuivra une rude bataille au corps à corps. Puis ils enfumeront l'ennemi et l'aveugleront avec des jets de chaux vive.

L'échelade a commencé. De longues échelles montent le long du rempart, il n'est pas facile d'arriver au sommet car les défenseurs veillent sans relâche.

Voici les chevaliers, certains sont reconnaissables à leur gonfanon flottant au vent.

Ils lancent l'assaut accompagnés de sergents à cheval. Ils sont armés d'épées, de lances, de masses d'armes et de boucliers. Derrière les chevaliers : une pierrière. Légère, vite construite, facile à employer. 16 hommes la manoeuvrent. Elle peut lancer des boulets de 20 à 60 kilos jusqu'à 50 mètres pouvant tuer hommes et chevaux.

Si tous les moyens militaires ne suffisent pas, il faudra agir sur leur moral : affamés et sans aide extérieure nous pouvons espérer la trahison d'un des leurs. Ils finiront par se lasser : épidémies, discordes, désertions et famine auront peut-être raison de leur acharnement et de leur courage.

Photographies : W. Estève et A. Michelidon
Textes : Musée Mémoires Moyen-Age, Carcassonne
Dessins à main levée, infographie
et programmation : Philippe Contal



 
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Responsable de la publication : Philippe Contal, pcontal{at}cathares.org | Éditeur : Histophile®
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