Cité Médiévale

- vue générale ouest -

- vue générale nord -

- vue générale sud -

- la Porte d'Aude -

- la Porte d'Aude - (vue des remparts)

- les lices - (avant dégagement)

- la Tour de la Justice -

- la Tour Narbonnaise -
Une carrière ?

Au XIXe siècle, on autorisait libéralement les habitants d'alentour à y puiser comme à une carrière de pierre. Ainsi, en 1807, la tour du Trésau, une des plus belles constructions de Philippe le Hardi, était adjugée à l'hôpital de Carcassonne.
La démolition, heureusement ne fut que partielle, mais des fragments de parement à bossage qui en proviennent se voient encore.
Manifestations

Chaque année, la Cité fait l'objet d'un embrasement pour le 14 juillet. Feu d'artifice extraordinaire, celui-ci existe depuis 1899.
Les premières représentations théâtrales, quant à elles, datent de 1909.
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Sur le passage historique de la Garonne à la Méditerranée, dans l'angle où la rivière Aude, délivrée de l'emprise des monts, prend l'avenue de la plaine opulente vers la mer, une ville fortifiée médiévale dresse ses remparts pour dominer et commander ce point stratégique : c'est la Cité de Carcassonne.
Le voyageur aborde Carcassonne par une ville moderne : la Ville Basse ; le jeune visage de cette ville ne doit pas tromper sur son âge ; ses parchemins sont très vieux et datent de saint Louis. Ce roi dessina le plan militaire de la ville actuelle ; c'est par sa conception une ville moderne aux rues régulières se coupant à angle droit ; une volonté a présidé à son édification : deux églises , au nord ; l'église fortifiée du XIIIe siècle, Saint-Vincent ; au sud : Saint-Michel ; au milieu : la place aux herbes ; le cercle des remparts ; des bastions aux quatre angles ; une porte d'accès aux quatre points cardinaux - telle fut la ville basse. Aujourd'hui des maisons neuves occupent les mêmes damiers, les remparts n'existent plus, il ne reste que deux bastions ; la ville a débordé un peu du corset de ses boulevards et ses parcs de la frondaison d'un couronne tressée de platanes et de tilleuls.
Mais la gloire de la Cité projette sur la Ville Basse une ombre d'indifférence et d'oubli ; c'est peut-être la Cité, cette ville fortifiée d'Outre-Loire, qui explique le caractère nordique de la Ville Basse. Carcassonne n'est méridionale que par sa géographie ; ni son cœur, ni son esprit n'ont l'expansion occitane, la Ville Basse offre peu à voir au touriste qui a hâte de répondre à l'appel de la Cité.
L'apparition soudaine de cette Cité donne toujours une sensation inoubliable ; cette prodigieuse silhouette nous saisit et nous transporte au cœur du Moyen Age. La Nature, l'Art, l'Histoire ont composé pendant des siècles une oeuvre étonnante dont l'ensemble monumental par son ampleur est unique.
Sur le socle de sa falaise abrupte, dernier ressaut des fauves Corbières, en à pic sur la rivière Aude qui fait fossé et qu'enjambe un vieux pont, la Cité élève la fierté de sa double enceinte de près de trois kilomètres de remparts, flanquée de cinquante tours. Bouclier orgueilleux forgé par d'innombrables et glorieuses générations de Romains, Wisigoths, Sarrasins, Francs, Féodaux et rois de France, cette forteresse gothique est une splendide armure d'Ile-de-France - armure de pierres d'un gris d'acier, sur le récif de la falaise guerrière, elle est posée comme un chevalier en armes face aux Pyrénées, vigie de la France, forteresse des monts. La mâture des tours, des donjons, des poivrières du château et des flèches de la basilique étire de grand navire de pierre de l'Est à l'Ouest, au vent impétueux du Cers ; c'est ce vaisseau gigantesque qui a résisté triomphant, aux grands orages de l'Histoire pendant deux mille ans. Les deux bras armés de ses remparts joignent leurs mains de fer au château qui est la boucle étreinte circulaire vit une ville close avec ses places, ses puits, ses maisons, ses vergers, ses échoppes, ses cloîtres, ses églises, ses couvents. Carcassonne n'est pas une citadelle, une forteresse, un château fort, c'est une véritable ville fortifiée, sculptée par les artistes royaux de saint Louis et de Philippe le Hardi.
La vision féerique de cette ville fortifiée fait aussitôt surgir la légende et l'histoire - à la porte d'entrée, à droite sur un pilier : une pierre taillée du XVIe siècle - c'est le buste naïf de dame Carcass ; ce bloc informe est symbolique ; c'est la légende qui garde l'histoire ; placée à l'entrée de la cité il appelle l'enchantement et la fantaisie qui tissent les voiles de tout berceau historique.
Si aujourd'hui le monde est devenu tout petit, il fut un temps lointain où la terre était immense - alors un dieu phénicien Mekar qui devint chez les Grecs Herakles et à Rome Hercule, intrépide navigateur de Tyr et de Sidon - bien avant la guerre de Troie, avait abordé sur les rivages de Narbonne, remonte l'Aude et fondé Carcassonne - Carcass serait la forme latinisée de Kardedon (Carthage) - Carkason, et Carcass.
Extrait du livre Carcassonne, sa cité, sa couronne
Jean Girou
Editions J. Rey, B. Arthaud, Grenoble, 1928

- armoiries de la Cité de Carcassonne -
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Cité Médiévale
Eglise Saint-Nazaire

- partie romane -

- partie gothique -
Cité Médiévale
Château comtal

- le château comtal -
Ville de Carcassonne

- le square Gambetta - (1921)

- le square Gambetta - (1930)

- le boulevard et le jardin de la Préfecture -

- le jardin des plantes -
Office de Tourisme

- première affiche - (1921)
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