Pays Cathare
et en plus ...
Rennes-le-Château
le mystérieux trésor
le puzzle
 

RENNES-LE-CHÂTEAU :
Les éléments du «puzzle


Dans «l'affaire de Rennes-le-Château», plusieurs pistes existent. Toutes ne sont pas citées ici, mais nous avons cherché à présenter les plus importantes en donnant des références bibliographiques permettant d'approfondir les recherches.

Avant toute chose, nous vous invitons à prendre connaissance de l'histoire de Béranger Saunière, curé de Rennes-le-Château à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. C'est principalement du fait des dépenses démesurées qu'il a effectué pour la rénovation de l'église Sainte-Marie Madeleine et la réalisation de sa propriété, la villa Béthanie et la Tour Magdala que les esprits imaginatifs ont inventé les histoires de trésor. Mythe ou réalité ? A vous de vous faire votre propre opinion ...

Remarquons cependant qu'une légende, bien antérieure à Béranger Saunière, situe déjà un trésor dans la région de Rennes-le-Château. Il s'agit de l'histoire du berger Paris qui aurait trouvé un trésor (des objets en or) alors qu'il cherchait à récupérer une brebis égarée dans une galerie, en 1546. La population a donné une fin tragique à cette histoire en mettant à mort le berger du fait qu'il ne voulait pas révéler l'endroit de sa découverte ... On peut alors comprendre certaines réticences à communiquer ses trouvailles sur la place publique !

Sept grandes pistes peuvent être dégagées :
A signaler, une base d'informations collectée par Patrick Lepage. Il s'agit de deux tomes regroupant la quasi-totalité des articles de presse et revues qui ont traité de ce sujet épineux et qui déchaîne l'imagination. Pour en savoir plus, vous pouvez prendre contact directement avec lui par courrier électronique : p_lepage@club-internet.fr. Ce recueil devrait être cité parmis les bases incontournables ...


1- L'église Sainte-Marie Madeleine :

Complètement rénovée par Béranger Saunière, l'église Sainte-Marie Madeleine de Rennes-le-Château frappe le visiteur par sa richesse et son caractère baroque. Malheureusement ouverte seulement à des horaires bien précis, à la suite de la destruction partielle de la tête du diable qui soutient le bénitier, l'église se distingue par plusieurs particularités :
  • l'extérieur (entrée)
  • le bénitier
  • le sol de la chapelle
  • le chemin de croix
  • le bas-relief de l'autel
  • le coeur de l'église
  • le confessionnal
  • la dalle des chevaliers
L'entrée de la chapelle mériterait à elle seule une étude approfondie. Le texte de Jean-Alain Sipra est une bonne base de départ ... La seule mention TERRIBILIS EST LOCUS ISTE sur le fronton de l'église («ce lieu est terrible» ou «ce lieu est redoutable») appelle à la réflexion !

Le bénitier se distingue par un ensemble de symboles dont le plus connu est le diable Asmodée. Celui-ci est en fait le gardien du Temple de Salomon à Jérusalem et il faut remarquer qu'il semble peiner sous la charge qu'il porte et plus particulièrement du fait des anges situés au-dessus de lui et qui font un signe de croix. De plus la mention IN HOC SIGNO VINCES («Par ce signe tu vaincras»), semble appuyer cette interprétation. D'autres symboles ont été mis en évidence par les auteurs qui ont travaillé sur le sujet ...

Le sol de la chapelle est constitué d'un échiquier. Symbole de l'opposition des forces du bien et du mal ? lien avec les Templiers (par leur étandard, le Beaucéant) ?

Le chemin de croix, parfois présenté comme étant en sens inverse (par la position des stations, mais cette hypothèse ne fait pas l'unanimité) donne aussi lieu à quelques commentaires sur les symboles. Mais n'est-il pas naturel de retrouver le symbolisme comme moyen privilégié de communication ? Les église sont en effet encore aujourd'hui construites comme support d'informations et les symboles exotériques et ésotériques sont nombreux ...

Le bas-relief de l'autel représente une grotte dans laquelle Marie-Madeleine contemple une croix brute, un livre ouvert à son coté (symbole de la Connaissance), un crane (symbole de la vanité) et un pommier (les pommes sont symbole de l'éternité). Certains ont interprété cette peinture comme représentant l'Aude (la chevelure de Marie-Madeleine) et certaines mines aurifères de la région (position des pommes dorées) ... On retrouve ce symbolisme dans l'église de Puichéric, à quelques dizaines de kilomètres de là (entre Carcassonne et Narbonne).

Le coeur de l'église présente Marie avec l'enfant Jésus (sur la droite) et Joseph avec un autre enfant Jésus (sur la gauche). Certains ont voulu y voir la preuve de l'existence d'un jumeau de Jésus le crucifié ... Est-ce véritablement un gigantesque canular ou bien sommes-nous trompés depuis près de 2 000 ans par l'Eglise Romaine ?

Le confessionnal représent la fameuse histoire du trésor du berger Paris, trouvé alors qu'il cherchait à récupérer une brebis égarée.

La dalle des chevaliers, aujourd'hui exposée dans le musée de Terre de Rhedae, se trouvait face sculptée contre le sol devant l'ancien Maître-Autel. Un autre lien avec des chevaliers du Temple ?

On peut noter d'autres messages à l'intérieur de cette église très particulière : le peinture du haut-relief située à gauche de l'entrée, les différentes statues qui ornent les murs, ...

signature de  l'abbé Saunière
- signature de Béranger Saunière -


Pour en savoir plus :

2- La toponymie de la région :

«La Vraie Langue Celtique», de l'abbé Boudet La plupart des études de la typonomie de la région sont basées sur les études de l'abbé Boudet, La vraie langue celtique et le cromlech de Rennes-les-Bains et plus particulièrement sur la carte «Rennes Celtique». Elle fait parfois penser à une reconstitution en miniature de Jérusalem. Une plate-forme interactive (n° 84) fait état d'une autre théorie passionante ...

Pour en savoir plus :
  • La vraie langue celtique et le cromlech de Rennes-les-Bains
    de l'Abbé boudet, 1886
  • Excursion du 25 Juin 1905 à Rennes-le-Château
    d'Elie Tisseyre
    Bulletin de la Société d'Etude Scientifique de l'Aude, 1906
  • Essai sur la toponymie de l'Aude
    du Chanoine Sabarthès, 1907
  • Dictionnaire topographique du département de l'aude, comprenant les noms de lieux anciens et modernes
    du Chanoine Sabarthès, 1912
  • L'or de Rennes-le-Château ou la vie insolite de Béranger Saunière, curé de Rennes-le-Château
    de Gérard de Sède
    Editions Julliard, 1967
  • Histoire secrète du Languedoc
    de René Nelli
    Editions Albin Michel, 1978
  • Les clés d'or du trésor de Rennes-le-Château
    de B. Hivert et J.L. Murat
    Editions H&M, 1998
  • La clé du mystère de Rennes-le-Château
    de Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1998


3- Les parchemins trouvés par Béranger Saunière :

Sur les trois rouleaux de bois retrouvés par Béranger Saunière dans le pilier creux, seuls deux des manuscrits sont arrivés jusqu'à nous. Pure invention de Gérard de Sède qui les a publié en premier ? Lui-même a avoué qu'il s'agissait de faux ... Réalité d'un message codé ? Chacun se doit d'étudier avant de se faire sa propre opinion ...


premier parchemin trouvé par l'abbé Saunière
- premier manuscrit trouvé par Béranger Saunière -


Ces deux manuscrits ne seraient que des extraits de la Bible (Jean 12 - 1 à 12 pour le premier et Matthieu 12 1 à 9 / Marc 2 27 à 29 pour le second). Tout ce travail de cryptage ne serait là que pour publier des informations disponibles publiquement ? Est-ce pour attirer notre attention sur des passages particuliers ? Le lien avec le Prieuré de Sion est généralement mis en évidence par la signature PS au bas du premier manuscrit et par les lettres semblant intentionnellement décalées sur le premier. Celles-ci donnent la phrase : a daGObERT II ET a SION EST CE TRESOR ET IL EST ta MORT. Est-ce réellement un lien avec ce Prieuré ou bien seulement avec la colline sacrée de Judée ? Et le Prieuré de Sion, association régie par la loi de 1901 (parution au journal officiel du 25 Juin 1956 et apparement sans activité visible depuis), domiliciée près d'Annemasse est-elle réellement une résurgence officielle du Prieuré ?


deuxième parchemin trouvé par l'abbé Saunière
- deuxième manuscrit trouvé par Béranger Saunière -


Une plate-forme interactive (n° 79) a été spécialement créée sur le sujet du deuxième parchemin.

Le dernier document serait une généalogie mérovingienne, signée par Blanche de Castille en 1244, année de reddition de la citadelle de Montségur.


Pour en savoir plus :
  • L'or de Rennes-le-Château ou la vie insolite de Béranger Saunière, curé de Rennes-le-Château
    de Gérard de Sède
    Editions Julliard, 1967
  • Le secret des trois curés, Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains, Coustaussa
    de Gérard de Sède
    Editions Atelier Empreinte, 1985
  • Rennes-le-Château, le dossier, les impostures, les phantasmes, les hypothèses
    de Gérard de Sède
    Editions Laffont, 1988
  • L'Enigme sacrée et Le Message
    de Michael Baigent, Richard Leight et Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1983 et 1987
  • Le Temple retrouvé
    d'Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1991
  • La clé du mystère de Rennes-le-Château
    d'Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1998
  • Rennes-le-Château et l'énigme de l'or maudit
    de Jean Markale
    Editions Pygmalion, 1989
  • Rennes-le-Château, la révélation
    de P. Silvain
    Livre I : «Les Bergers d'Arcadie»


4- Le tableau de Nicolas Poussin «Les Bergers d'Arcadie» :

Trouver un lien entre un tableau d'un peintre des XVIème et XVIIème siècles et un tombeau de pierre situé dans la région d'Arques (tombeau des Pontils, construit à la fin du XIXèmesiècle par un américain, un certain Monsieur Galibert) ... cela peut confiner à la folie. Pourtant de très nombreux ouvrages y font référence. Nous laissons le soin aux visiteurs de se faire leur propre opinion car il est difficile de trancher sur l'existence ou non d'une réelle correspondance entre le paysage peint par Nicolas Poussin et les environs de Rennes-le-Château

Des études poussées ont cherché à démontrer la recherche géométrique de l'artiste. Mais n'est-ce pas normal d'appliquer des règles géométriques dans la réalisation d'une peinture ? Le nombre d'or serait-il si symbolique ? Autre point important, la mention ET IN ARCADIA EGO sur le tombeau figurant sur le tableau, «ET EN ARCADIE JE SUIS». Cela signifierait-il, comme de nombreux auteurs le prétendent, qu'un trésor est caché dans le royaume mythique de l'Arcadie. Celui-ci serait-il la région du Razès ?

Quoi qu'il en soit, une visite au Musée du Louvre peut être la bienvenue pour - au moins - contempler ce tableau.

Une plate-forme interactive (n° 23) traite de ce sujet épineux, sujet à caution et qui déchaîne parfois les passions ...

Pour en savoir plus :
  • L'Enigme sacrée et Le Message
    de Michael Baigent, Richard Leight et Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1983 et 1987
  • Le Temple retrouvé
    d'Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1991
  • La clé du mystère de Rennes-le-Château
    d'Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1998
  • Rennes-le-Château, la révélation
    de P. Silvain
    Livre I : «Les Bergers d'Arcadie»
  • le nombre d'or
    de Marius Cleyet-Michaud
    Presses Universitaires de France, collection «Que sais-je ?», n° 1530


5- La tombe de Marie de Blanchefort :

épitaphe de Marie de Blanchefort
- épitaphe de Marie de Blanchefort -
Dernière de la lignée des Blanchefort, la marquise Marie de Nègre aurait été dépositaire de connaissances liées à un trésor enfoui dans la région. Il nous resterait aujourd'hui plusieurs messages, dont sa pierre tombale et son épitaphe. Détruite au burin par Béranger Saunière, l'épitaphe aurait été reconstituée en 1906 par un membre d'une Société Savante de l'Aude (par une empreinte laissée par frottement d'un crayon sur une feuille de papier). On peut en voir une reconstitution dans le musée de Terre de Rhedae.

Plusieurs lettres, mises en évidence par un décalage, permettent de lire un message caché : morte épée. Ces lettres seraient une clé de décryptage des parchemins trouvés par Béranger Saunière.

Autre particularité, la mort de Marie de Blanchefort aurait eu lieu un certain 17 Janvier (1781) ... fameux 17 Janvier ... fête de Saint-Antoine l'ermite. Celui-ci figure parmi les personnages représentés à l'intérieur de l'église Saint-Marie Madeleine.

Dernier élément directement lié à Marie de Blanchefort, sa pierre tombale (dalle horizontale). Elle a, elle aussi, donné lieu à de nombreuses littératures parfois contradictoires. Malheureusement, il n'est pas rare que les interprétations fassent appel à une ou plusieurs omissions ... pour démontrer une conclusion connue d'avance ! Elle aurait été trouvée, selon certains auteurs, par l'abbé Bigou, curé de Rennes-le-Château à partir de 1776, près des Pontils. Il est le confesseur de Marie de Nègre d'Able, marquise de Blanchefort.

pierre tombale de Marie de Blanchefort
- pierre tombale de Marie de Blanchefort -
Certains chercheurs ont interprété l'épitaphe comme donnant une véritable clé du mystère, mais chaque interprétation se heurte à des lettres "en trop" ! Une fois encore, chaque fois que l'on pense se rapprocher de la solution, se pose un nouveau problème à résoudre. Mais y a-t-il réellement quelque chose à chercher ?


Pour en savoir plus :
    Editions Laffont, 1988
  • L'Enigme sacrée et Le Message
    de Michael Baigent, Richard Leight et Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1983 et 1987
  • Le Temple retrouvé
    d'Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1991
  • La clé du mystère de Rennes-le-Château
    d'Henry Lincoln
    Editions Pygmalion, 1998
  • Rennes-le-Château, la révélation
    de P. Silvain
    Livre I : «Les Bergers d'Arcadie»
    Livre II : «Le fantastique secret de l'Ordre du Temple»
    Livre III : «Ma queste du Graal»
    Livre IV : «IS/IS Le mystère des deux Jésus»
    Livre V : «L'Alpha et l'Oméga - Gloria olivae»


6- La pierre de Coume Sourde :

Provenant de la localité dont elle porte le nom, la pierre de Coume Sourde présente des signes gravés sur chacune de ses faces. Avec les pierres de la tombe de la marquise de Blanchefort, ces pierres constituent ce que certains auteurs ont nommé les pierres gravées du Languedoc.


la pierre de Coume Sourde
- la pierre gravée de Coume Sourde -


Marque de bornage ? Plan permettant de situer un trésor caché ? Les pistes sont ouvertes ...


Pour en savoir plus :
  • Pierres gravées du Languedoc
    de Philippe de Cherisey et Pierre Plantard, 1967
  • Mythologie du Trésor de Rennes
    de René Descadeillas
    Réédité aux éditions Savary, 1989 (édition originale vers 1970)
  • Le vrai dossier de l'énigme de Rennes - Réponse à Monsieur Descadeillas
    de Gérard de Sède
    Editions J'ai Lu, 1968


le pilier wisigoth
- le pilier wisigoth -
7- Les restes de l'époque Wisigothe :

Il est difficile, lorsque nous visitons aujourd'hui Rennes-le-Château, d'imaginer l'importance que ce site a eu voici plusieurs siècles, en particulier à l'époque wisigothe. La Cité de Rhedae a pourtant réellement été au centre d'enjeux politiques, économiques et militaires. Jamais la sépulture d'Alaric II, roi du midi, tué par Clovis n'a jamais été retrouvée ...

Plusieurs traces de la spendeur passée ont aujourd'hui été découvertes, mais la position exclusive de certains propriétaires ne permet pas de faire des fouilles. Certaines photographies du musée de Terre de Rhedae indiquent que le lieu actuel, en forme de coeur (artificiellement entretenu) cacherait d'autres choses qu'ne simple fontaine. La montagne d'Alaric, à l'est de Carcassonne, serait-elle un signe ?

Une plate-forme interactive (n° 18, Rennes-le-Château, l'antique Rhédae ?) traite de ce sujet, en complément du texte de Jean-Alain Sipra «La cité de Rhedae».


Pour en savoir plus :
  • Histoire du christianisme cathare du Ier au XXème siècle
    de Pierre Dubuc, 1970


Nous remercions vivement l'association Terre de Rhedae, qui nous a permis de constituer la majeure partie des pages consacrées à Rennes-le-Château et au mystère de l'abbé Saunière.

Vous avez des suggestion ou des remarques ?

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ou par courrier électronique : puzzle@rhedae.org


 
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Responsable de la publication : Philippe Contal, pcontal{at}cathares.org | Éditeur : Histophile®
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