QUELQUES PERSONNAGES...

- stèle discoïdale (Fanjeaux) -
Alain de Roucy
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Lieutenant de Simon de Montfort, il devient seigneur du château de Termes et des possessions associées en 1215.
L'"héritage" contenait aussi des contentieux historiques, en particulier avec l'abbaye de Lagrasse (notamment les revenus de possessions usurpées par les seigneurs de Termes, comme celles du château de Padern ; ou des châteaux et villages, comme Durfort, Tuchan, Vignevielle, Paziols, ...)
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Alphonse Ier Jourdain
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Fils de Raymond IV de Toulouse, né en Terre sainte en 1103 et baptisé dans le Jourdain (d'où son surnom), devint comte de Toulouse après le départ de son frère aîné, Bertrand, pour la Terre sainte. En 1114, son oncle par alliance, Guillaume IX, duc d'Aquitaine, s'empara du Toulousain. Alphonse Jourdain l'en délogea en 1119 et rétablit l'intégralité de son comté en 1123. Il obtint, en 1125, de Raymond Béranger Ier, comte de Provence, un traité partageant la Provence. Il reçut pour sa part le territoire situé au nord de la basse Durance et sur la rive droite du Rhône (dont Beaucaire et Valabrègue). Bien qu'excommunié par deux fois en raison de ses différends avec le clergé, il prit la croix à Vézelay en 1146 et mourut empoisonné en 1148 par Mélisende, mère de Beaudouin III de Jérusalem. Il avait fondé la ville de Montauban en 1144.
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Amaury de Montfort
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Fils aîné de Simon de Montfort, hérita du comté de Toulouse en 1218, mais ne put soutenir la lutte contre Raymond VII et céda ses droits au roi de France. Il reçut le titre de connétable en 1231 et partit pour la Terre sainte en 1239. Capturé par les musulmans, il mourut pendant son voyage de retour en 1241. Son frère Simon s'établit en Angleterre en 1230, se fit confirmer son titre de comte de Leicester par Henri III dont il épousa la soeur. Ces faveurs ne l'empêchèrent pas de comploter contre ce roi, auquel il imposa les Provisions d'Oxford. Lors de la guerre des barons, qu'il avait largement suscité, il combattit d'abord victorieusement Henri III mais fut finalement vaincu par les troupes royalistes et périt à la bataille d'Evesham en 1260. Les Anglais le vénérèrent comme un martyr : il avait en effet tenté d'instaurer une véritable monarchie constitutionnelle.
Au siècle suivant, Yolande de Dreux-Montfort, veuve d'Edouard III roi d'Ecosse, et petite-fille et héritière d'Amaury de Montfort, épousa Arthur II, duc de Bretagne (1305-1312). Leur fils, Jean de Montfort, disputa la succession de Bretagne à Charles de Blois. Duc de Bretagne après le traité de Guérande (1365), il fonda la dynastie bretonne des Montfort. La célèbre duchesse Anne qui devint reine de France en épousant Charles VIII puis Louis XII, est sa descendante.
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Arnaud Amaury
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( en 1225) Ancien abbé de Cîteaux, représentant d'Innocent III en Occitanie. Chef spirituel de la croisade ; archevêque et duc de Narbonne. Arnaud-Amaury illustre bien la frontière mal définie entre les pouvoirs temporel et spirituel. Sa position de duc de Narbonne, le placera souvent en position conflictuelle avec le comte de Toulouse. De ce fait, il usera et abusera de son pouvoir pour évincer ce dernier de son droit "naturel" sur la vicomté, dont le vicomte Aimery fera même allégeance. Son caractère conflictuel et ses intérêts personnels le conduiront même jusqu'à l'excommunication de Simon de Montfort !!!
La Chanson attribue à Arnaud-Amaury la phrase terrible "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ..." lors du sac de Béziers en 1209. Réelle ou non, cette citation montre le fanatisme exacerbé de certains chefs de la croisade.
Investigateur de la Conférence de Montpellier en 1224 en vue d'une réconciliation.
Voir les plates-formes interactives n° 145 et n° 169
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Bélibaste (Guillaume)
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Guillaume Bélibaste, l'un des tout derniers parfatits cathares, est né à Cubières (Aude). Il s'évada de la prison de Carcassonne et se réfugia en Catalogne, à Lérida, où il vécu en fabriquant des peignes de tisserrand. Un envoyé de l'inquisition, Arnaud Sicre (un traitre) le dénicha à Morella, où il vivait avec quelques fidèles, l'attira et le fit arrêter. Il fût ramené en Août 1321 à Carcassonne, et brûlé à Villerouge Termenès.
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Benoît de Termes
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Frère de Raymond de Termes, Benoît est est député cathare à Montréal en 1207 où il participe à la controverse avec le clergé catholique.
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Bernard de Clairvaux (Saint Bernard)
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Né en 1091, mort en 1153. Issu d'une famille noble, il entre en 1112 à l'abbaye de Cîteaux, avec une trentaine de ses amis qu'il avait convertis. Il donna à cette abbaye une impulsion plus conforme à l'idéal monastique tel qu'il le concevait. Il fonda le monastère de Clairvaux, dont il devint l'abbé et dont le rayonnement dépassa bientôt celui de Cîteaux. Il sut imposer aux monastères cisterciens une Règle très stricte, basée sur la prière, la méditation, l'austérité, et entra en lutte avec Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, auquel il reprochait son luxe et ses richesses. Il contribua à faire reconnaître l'Ordre des Templiers par le pape en 1128. Sa réputation insigne le fit choisir comme arbitre dans le conflit opposant Innocent II et l'antipape Anaclet. A vézelay, en 1146, il prêcha la seconde croisade. Il exerça une très grande influence dans les milieux intellectuels de son temps et prit part à tous les combats de l'Église. Il a laissé des Sermons, des Lettres et divers traités, où la force de la pensée égale la beauté du style.
Voir aussi la plate-forme interactive n° 93
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Bertrand Marty
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Originaire de Tarabel (Haute-Garonne). Evêque cathare de Toulouse, il assista en 1226 au concile de Pieusse, fût élu Diacre en 1230. Successeur de Guilhabert de Castres vers 1240.
Fini sur le bûcher de Montségur en 1244 après avoir eût une action importante dans le renouveau de l'église cathare.
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Boson, abbé d'Alet
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D'un destin très particulier, Boson fut placé à la tête de l'abbaye d'Alet par Bertrand de Saissac, cathare et seigneur du château du même nom, vers 1190 après avoir mis en prison Bernard de Saint-Férréol, abbé élu par la communauté et imposé des nouvelles élections en terrorisant les récalcitrants.
Il fut Dégradé en 1122, par le concile du Puy, après avoir livré l'abbaye au comte de Foix l'année précédente.
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Dominique (Saint Dominique)
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Domingo de Guzman, castillan, né vers 1170, mort en 1221. Issu de la vieille famille espagnole des Guzman, il devint chanoine régulier du chapitre de l'évêque d'Osma, Diego d'Azevedo, en 1198. Il accompagna celui-ci dans une mission auprès du roi de France. Traversant le Languedoc (1203), il constata qu'une partie de la population avait adhéré au catharisme, analysa les causes de cette adhésion, et décida de convertir les hérétiques par l'exemple et par la parole. Il obtint de maigres succès. Cependant, en 1206, en pleine terre cathare, il fonda le monastère de Prouille (c'était un couvent de femmes). Pendant la croisade contre les Albigeois - à laquelle il ne prit aucune part - , il tenta, au milieu de difficultés et de périls inouïs, de poursuivre ses prédications.
En 1215, il groupa quelques missionnaires qui reçurent l'appui de l'évêque de Toulouse : point de départ de l'Ordre des Frères prêcheurs. Il se rendit à Rome en 1216 et obtint d'Innocent III et d'Honorius III l'officialisation de l'Ordre. Il poursuivit ses missions en France et en Espagne jusqu'à sa mort.
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Esclarmonde de Foix
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Soeur de Raimond-Roger de Foix. Devenue veuve de son mari vers 1200, elle se fit parfaite en recevant le consolamentum à Fanjeaux, des mains de l'évêque Guilhabert de Castres (1204). Par la suite, elle s'installa à Pamiers, où elle mena en faveur du catharisme une très active propagande. Elle assista en 1207 au fameux colloque de Pamiers.
Elle aurait été à l'origine de la reconstruction du château de Montségur.
Voir la plate-forme interactive n° 371
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François d'Assise (Saint François d'Assise)
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Né vers 1181-1182, mort en 1226. Fils d'un riche marchand de laines, il fut touché par la grâce, abandonnant ses biens et se voua à la prédication. Rejoint par onze compagnons, laïcs comme lui, il leur donna une première Règle, très simple, inspirée de l'Évangile. L'Ordre des Franciscains fut ainsi créé. Innocent III approuva cette création, non sans hésitations, en 1210. Installés à Rivotorto, les premiers Franciscains vivaient de charité, prêchaient, soignaient les malades et les lépreux, travaillaient de leurs mains. Obsédé par le désir de convertir les musulmans, saint François se rendit en Égypte, où il rejoignit l'armée des croisés (1219)). Il impressionna fortement le sultan, mais échoua dans sa mission. Revenu en Italie, il dut rédiger une nouvelle Règle qui plaçait les Franciscains sous l'autorité du Saint-Siège et les hiérarchisait, Règle qui fut approuvée en 1223 par le pape Honorius III. Dès lors, il mena une vie érémitique, reçut les stigmates en 1224 et mourut aveugle. Il fut canonisé en 1228. L'esprit franciscain représente un des grands courants de la spiritualité au Moyen Age.
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Grégoire IX
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Ugolin, comte de Segni (né vers 1160-1170, en 1241). Neveu d'Innocent III, il fut successivement cardinal-diacre, cardinal-archevêque d'Ostie, puis légat pontifical en Allemagne. Elu pape en 1227, il mit en demeure l'empereur Frédéric II à partir en croisade (il lui avait donné la croix en 1220, lors de son couronnement !). Devant le refus de celui-ci, il l'excommunia. Lorsque Frédéric se décida à partir, Grégoire IX releva ses sujets de leur devoir d'obéissance et envahit la Sicile. A son retour de Terre sainte, l'empereur lui imposa la paix de San Germano (1230). Frédéric ayant envahi la Lombardie, le pape l'excommunia à nouveau (1239). Grégoire IX mourut alors que les troupes impériales assiégeaient Rome. Ami de saint François d'Assise, il ne cessa de protéger les ordre mendiants, Franciscains et Dominicains. Il canonisa François, Dominique et Antoine de Padoue. Ce fut lui qui confia les offices de l'Inquisition aux Dominicains (1232).
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Guillaume de Minerve
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Vicomte de la cité de Minerve durant la croisade, il perd ses terres suite au siège de 1210.
Chevalier "faidit", on le retrouvera parmis les résistants. Son fils, Guillaume V, participera à la révolte des Trencavel de 1240 puis suivra Saint-Louis en Terre Sainte.
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Guilhabert de Castres
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Evêque cathare de Toulouse réfugié à Montségur où il y meurs, avant le siège de 1244. Il est le plus célèbre parfait d'Occitanie.
Ainsi que son successeur à l'évêché cathare toulousain, Bertrand Marty, son action d'inlassable voyageur dans la région, au nez et à la barbe de l'inquisition, fut un vecteur fondamental de l'extension du catharisme dans le Languedoc.
Il revit aujourd'hui sur ce site, comme guide des Terres Cathares.
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Honorius III
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Cencio Savelli, pape de 1216 à 1227. Successeur d'Innocent III, il couronna l'empereur Frédéric II et l'obligea de poursuivre l'oeuvre de son prédécesseur, arbitra la querelle entre Philippe Auguste et Jacques d'Aragon, couronna Pierre de Courtenay empereur de Constantinople, soutint contre ses barons révoltés Henri III d'Angleterre. Pour lutter contre les Albigeois, il institua l'Ordre des Frères prêcheurs ou Dominicains, celui des Franciscains et celui des Carmes. Il incita Louis VIII à combattre les Albigeois. Il est l'auteur de la Compilatio Quinta (Recueil de décrétales).
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Innocent III
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Lotario di Segni (1160-1216), pape de 1198 à 1216. Issu d'une famille noble, il fit ses études à Bologne puis à Paris, et acquit de solides connaissances en théologie et en droit canon. Cardinal-diacre en 1190, il fut élu pape en 1198 à la mort de Célestin III. Ayant résolument adopté les concepts théocratiques de Grégoire VII, il les mit sans attendre en application. il imposa sa suzeraineté à la veuve de l'empereur Henri VI et s'attribua la tutelle du futur Frédéric II de Hohenstaufen, cherchant par là à éradiquer les influences allemandes en Italie. Il soutint le guelfe Othon de Brunswick contre le gibelin Philippe de Souabe dans le lutte pour le trône impérial. Il couronna lui-même Othon en 1208. Ce dernier n'en poursuivit pas moins la politique de sons prédécesseur hostile à la domination du Saint-Siège. Innocent III l'excommunia en 1210 et lui imposa Frédéric II. Il soutint Philippe Auguste contre lui. La victoire de Bouvines provoqua l'élimination d'Othon et le pape put se croire l'arbitre de l'Empire. Il sévit pareillement contre Jean sans Terre coupable d'avoir confisqué les biens de la cathédrale de Canterbury. Excommunié, Jean sans Terre fit sa soumission (pour éviter la conquête de son royaume par les français), et se déclara vassal du pape. Il exerça de même une influence politique certaine dans les Balkans, à Chypre et en Arménie. Il fut moins heureux en France; où il se heurta à la volonté de Philippe Auguste, qu'il était d'ailleurs obligé de ménager. La quatrième croisade (1204) le déçut cruellement ; il ne pouvait admettre que les Vénitiens l'eussent détourné de son but ; il crut néanmoins que la chute de l'Empire byzantin mettrait fin au schisme grec mais ne parvint pas à ses fins. Il fut aussi un lutteur implacable contre les hérésies, surtout contre les cathares. Après avoir montré une relative patience, il prit prétexte de l'assassinat de son légat Pierre de Castelnau (1208) pour déchaîner la croisade contre les Albigeois. Le zèle des croisés, les excès qu'ils perpétrèrent, dépassèrent ses intentions. Le concile de Latran de 1215 marqua l'apogée de son pontificat. Innocent III mourut l'année suivante, laissant une oeuvre inachevée et un avenir lourd de menaces. La guerre contre les Albigeois n'avait pas eu raison du catharisme. Cependant Innocent III avait compris que les ordres mendiants, Dominicains et Franciscains, seraient plus efficaces que les guerriers, et il avait soutenu leur action. Il ne comprit pas en revanche que l'éveil progressif, et déjà sensible, des nationalités battait en brèche la suprématie du Saint-Siège, qui avait été la ligne de force de son Pontificat.
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Innocent IV
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Sinibaldo Fieschi (1198-1254). Issu de la famille comtale de Lavagna,il occupa de hautes charges à la Curie avant d'être élu pape en 1243. Ami de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen (qui avait soutenu sa candidature), il signa avec lui la paix de Saint-Jean de Latran (1244). L'empereur ne tint pas ses engagements et Innocent IV dut se réfugier à Gênes, puis en France. Il réunit un concile oecuménique à Lyon (1245) qui déposa Frédéric II. Cependant il ne put entrer à Rome qu'après la mort de celui-ci (1251) et dut poursuivre sa lutte contre Conrad IV et Manfred. Pour lutter contre l'hérésie et achever notamment l'éradication du catharisme, il intensifia l'action de l'Inquisition.
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Jacques Ier le Conquérant
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Né en 1208, mort en 1276, roi d'Aragon en 1213. Fils et successeur de Pierre II, il chassa les Maures des îles Baléares, conquit les royaumes de Valence et de Murcie. Par le traité de Corbeil (1258) il obtint de Saint Louis la renonciation aux comtés de Barcelone et du Roussillon et renonça lui-même à ses prétentions en Languedoc, hormis Montpellier.
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Louis VIII le Lion
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(1187-1226) Elu roi d'Angleterre en 1216 par les barons anglais, excommunié pour cette entreprise. Croisade albigeoise en 1219.
Roi de France en 1223, Amaury de Montfort lui cède ses droits sur les domaines du midi qu'il a du abandonner en 1224.
Meurt en Auvergne durant son retour de sa deuxième croisade albigeoise en 1226.
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Louis IX (saint Louis)
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(1214-1270) Ecrase les coalitions féodales, renforce la royauté française en Languedoc.
Organise la huitième et dernière croisade, meurt à Tunis.
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Pierre II d'Aragon
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Né en 1174, succéda à Alphonse II et fut Roi d'Aragon de 1196 à 1213. Il étendit son autorité à toute la catalogne et acquit le comté de Montpellier par mariage. Il se fit couronner en 1204 par Innocent III, dont il se reconnut vassal : ce qui le mit en difficulté avec ses sujets. Il remporta en 1212 la brillante victoire de La Navas de Tolosa sur les Maures d'Espagne, avec l'aide d'Alphonse VIII de Castille et de Sanche VII de Navarre. Pour stopper la conquête de Simon de Montfort, il intervint en faveur de Raymond VI de Toulouse, qui était son beau-frère, et fut tué à Muret.
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Pierre des Vaux-de-Cernay
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Moine cistercien et neveu de l'abbé Guy des Vaux-de-Cernay, il accompagne son oncle dans le midi, participe à la croisade de 1212 à 1218 contre les cathares et rédige une «Histoire» albigeoise le plus souvent extrêmement lucide mais partiale. Il suffit en effet de voir son introduction aux événements de Béziers en 1209. Bon nombre de ses interprètations seront malheureusement collectées parmi les protagonistes de la croisade.
(Voir la plate-forme n° 75)
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Pierre-Roger de Cabaret
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Seigneur des quatre châteaux de Lastours.
Protecteur de croyants cathares et très actif comme chevalier "faidit", il mis en oeuvre une véritable guerilla jusqu'en 1229, date de sa reddition définitive.
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Pierre-Roger de Mirepoix (le Jeune)
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Fils de Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux (mort en 1209), seigneur de Mirepoix dépossédé au profit de Guy de Lévis en 1229, par le Traité de Paris.
Mène le massacre des inquisiteurs à Avignonet en 1242.
Participe comme assiégé à la chute de Montségur en 1244 dont il discutera la reddition, aux cotés de Raymond de Péreille, seigneur du château.
De même que les nobles, soldats et mercenaires de la garnison, il recouvrit sa liberté, conformément aux accords passés avec les assiègeants.
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Raymond IV, dit Raymond de Saint-Gilles
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(1042-1105) Comte de Toulouse de 1093 à 1105. animé d'une foi ardente, il prit part à une expédition contre les Maures d'Espagne en 1087 et fut le premier grand baron à qui le pape Urbain II fit appel pour délivrer le Saint Sépulcre. Raymond IV fut l'un des principaux chefs de la première croisade. Sa rivalité avec Bohémond de Tarente pour la possession d'Antioche retarda la marche des croisés vers Jérusalem. Il participa glorieusement à la prise de la Ville sainte. On lui préféra cependant Godefroy de Bouillon comme avoué du Saint Sépulcre (roi de Jérusalem). Il mourut au siège de Tripoli.
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Raymond V
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(1134-1194) Petit-fils du précédent ; fils d'Alphonse-Jourdain, il fut Comte de Toulouse de 1148 à 1194. Il se rapprocha de «la France» en épousant Constance, fille du roi Louis VI le Gros, et résista victorieusement à la double menace d'Henri II d'Angleterre et d'Alphonse II d'Aragon sur son comté. Afin de faire pièce à la turbulence de ses vassaux, il s'appuya sur la bourgeoisie : il accorda le consulat aux Toulousains en 1175. Il obtint la soumission des Trencavel et acquit la ville de Nîmes. Les progrès de l'hérésie albigeoise assombrirent les dernières années de son règne.
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Raymond VI
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(1156-1222) Comte de Toulouse de 1194 à 1222 ; il fut obligé de tolérer l'hérésie albigeoise à laquelle adhéraient, ou que protégeaient ostensiblement nombre de ses vassaux, notamment les Trencavel. Mis en demeure par le pape Innocent III de chasser les hérétiques de ses domaines, il multiplia les serments mais ne fit rien. Ses entretiens tumultueux avec le légat Pierre de Castelnau n'aboutirent pas davantage. L'assassinat de ce légat par un de ses vassaux en 1208 détermina le pape à lancer une croisade en Languedoc. Raymond VI obtint la levée de l'excommunication qui le frappait et prit la croix contre ses propres sujets. Après la prise de Béziers et de Carcassonne et la mort de Trencavel, il changea de camp, fut à nouveau excommunié et tenta d'organiser la résistance contre les croisés. Plus diplomate que guerrier, il ne put enrayer l'avance de Simon de Montfort. Après la défaite de Muret (1213), Toulouse passa aux mains du vainqueur (1215). Raymond VI se rendit à Rome pour obtenir d'Innocent III la restitution d'une partie de ses biens. La révolte générale de ses sujets contre l'occupation «française» et l'action vigoureuse de Raymond VII lui permirent de rentrer dans sa capitale. La mort de Simon de Montfort (1218), l'échec de la «croisade» de Louis VIII lui permirent de recouvrer la plus grande partie de son comté.
Voir la plate-forme interactive n° 168
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- sceau de Raymond VI -
Raymond de Péreille
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Directement issu de la famille de Mirepoix, il est le fils de Guillaume-Roger de Mirepoix (mort avant la croisade contre les albigeois), frère de Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux.
Seigneur de Montségur.
Ordonne la fortification sur le pog en 1204.
Très liée au catharisme, sa famille aura de nombreuses relations directes avec des parfaits (voir Montségur et Mirepoix). La fin tragique du bûcher de Montségur en 1244 le laissera seul : sa femme et sa fille finiront dans les flammes, les survivants (dont ses deux filles) seront soumis aux interrogatoires de l'inquisition.
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Simon de Montfort
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1160-1218, issu d'une famille qui possédait tout l'ouest du Hurepoix depuis le Xe siècle, il était l'un des principaux vassaux du roi en Ile-de-France et joignait à son titre de baron de Montfort celui de comte de Leicester qu'il tenait de sa mère Amicia de Beaumont, soeur et cohéritière de Robert de Leicester. Il prit part à la quatrième croisade (1204) prêchée par Foulques de Neuilly, refusa de s'associer aux Vénitiens pour conquérir Constantinople et rentra en France. A l'appel d'Innocent III, il s'enrôla d'enthousiasme parmi les croisés (1208) et se signala bientôt par son zèle et par son courage. Après le massacre de Béziers et la prise de Carcassonne, il fut élu chef de la croisade contre les Albigeois (1209) et remporta la brillante victoire de Muret (1213) contre Pierre II d'Aragon et Raymond VI de Toulouse. Saisi par l'esprit de conquête, il s'efforça ensuite de dépouiller entièrement
Raymond VI de ses états. Le concile de Latran (1215) lui octroya les titres de comte de Toulouse, duc de Narbonne, vicomte de Béziers, de Carcassonne,... Peu après, il dut faire face au soulèvement général du Languedoc et fut tué au cours du siège de Toulouse.
(voir aussi les plates-formes interactives n° 20 et 117)
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- sceau de Simon-de-Montfort -

- Perpignan : palais des rois de Majorque -
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